Le déroulement d'un caucus lors des primaires américaines © TF1/LCI |
| Les explications de Guillaume Debré |
C'est donc l'Iowa, petit Etat rural du Midwest, qui lance ce jeudi soir le processus de sélection des prochains candidats des partis démocrate et républicain pour l'élection présidentielle de novembre.
Les trois favoris démocrates, la sénatrice de New York Hillary Clinton, le jeune sénateur de l'Illinois Barack Obama et l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards étaient au coude à coude dans les sondages à quelques heures de l'ouverture des quelque 1800 bureaux de vote. Du côté républicain, les deux favoris, l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee et l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney se battent à couteaux tirés pour l'emporter. Durant des mois, les candidats ont sillonné sans relâche l'Etat qui a vu naître John Wayne. Ils n'ont économisé ni leur temps, ni leur argent. Plus de 40 millions de dollars ont été dépensés en campagne publicitaire.
Premier pas vers l'investiture ou espoir éphémère ?
Ce petit Etat d'à peine 3 millions d'habitants se veut "faiseur de présidents" même s'il n'est guère représentatif du reste des Etats-Unis. Les agriculteurs et les retraités sont surreprésentés, les minorités ethniques sous-représentées. Son système de caucus, des assemblées d'électeurs, constitue à la fois un exemple de démocratie directe et un véritable casse-tête procédurier. Les électeurs doivent se présenter tous au même moment pour voter et non pas à l'heure qui leur convient dans la journée, comme lors des primaires ou des élections générales. Les démocrates doivent commencer leur caucus (les explications dans notre blog) à 18h30 locales (soit 1h30 dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'heure française), les républicains à 19 h. Dans les deux cas, la nuit sera tombée et la température sous la barre des -10° C. Les caucus durent entre une et deux heures.
Un échec dans l'Iowa peut être fatal. Un succès peut constituer un formidable tremplin. C'est sur ces champs de maïs à perte de vue que sont sortis de l'ombre Jimmy Carter en 1976, Walter Mondale en 1984 et John Kerry en 2004. Cinq des sept derniers vainqueurs des caucus de l'Iowa ont ensuite remporté l'investiture de leur parti.
Mais ce n'est pas une règle. En 1988, les candidats qui ont remporté la nomination de leur parti (Michael Dukakis et George H. Bush) étaient arrivés en troisième position dans l'Iowa. De fait, les caucus donnent un bonus à ceux qui terminent à une meilleure place que prévu et plombent ceux dont les résultats ne correspondent pas aux attentes.
Un sondage donne Clinton troisième |
Un nouveau sondage diffusé jeudi, jour du lancement dans l'Iowa du processus de désignation des candidats pour l'élection présidentielle américaine, plaçait en tête Barack Obama côté démocrates dans cet Etat du Middle West, Hillary Clinton ne pointant qu'à la troisième place. Selon ce sondage Reuters/C-Span/Zogby, Barack Obama et John Edwards ont gagné du terrain en l'espace de 24 heures alors que la sénatrice de New York a chuté de quatre points, un bouleversement qui, s'il se concrétisait lors du vote informel organisé dans l'Iowa, représenterait un revers important pour celle qui était considérée il y a peu comme la favorite. Selon ce sondage, Barack Obama est crédité de 31% d'intentions de vote parmi les électeurs démocrates qui comptent participer au caucus de l'Iowa. John Edwards obtient lui 25% d'intentions de vote contre 24% pour l'ex-First Lady. Mercredi, un sondage Zogby/C-Span donnait Barack Obama et Hillary Clinton à égalité, avec chacun 28% d'intentions de vote. |
Retrouvez toute l'actualité sur les primaires américaines dans notre dossier spécial et sur le blog des correspondants de TF1 à Washington.
D'après agence
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