Obama-Clinton, scrutin crucial dans le New Hampshire

Par , le 07 janvier 2008 à 16h33 , mis à jour le 08 janvier 2008 à 09h29

Le duel entre les deux démocrates s'annonce décisif pour l'investiture. Après sa défaite en Iowa, le succès est impératif pour l'ex First Lady.

[Expiré] [Expiré] Les candidats démocrates Hillary Clinton et Barack obama lors du débat CNN/YouTube du 23 juillet © AFP PHOTO/Stan HONDA

Primaires US 2008Barack Obama va-t-il poursuivre sur la lancée de son succès en Iowa jeudi dernier ? Ou bien, au contraire, Hillary Clinton va-t-elle redresser la barre, sous peine d'être de fait éliminée de la course à l'investiture démocrate ? C'est LA question que se posent tous les observateurs de la vie politique américaine alors que les électeurs du New Hampshire se rendent aux urnes aujourd'hui pour choisir à leur tour les candidats qui représenteront les partis démocrate et républicain à la Maison-Blanche. Première indication : dans le village de Dixville Notch, connu partout aux Etats-Unis pour une particularité électorale (le "midnight voting", au cours duquel les électeurs se retrouvent en pleine nuit) qui en fait l'un des premiers à annoncer le résultat des scrutins présidentiels, on a déjà voté pour la primaire. Le résultat est cruel pour Hillary Clinton, qui n'a récolté aucun suffrage, contre 7 pour Obama. Reste à attendre le verdict du reste du New Hampshire.
 
Même s'il est peu représentatif de l'Amérique et qu'il envoie assez peu de délégués aux conventions, le New Hampshire,  qui organise la première primaire strictement dite (en Iowa, il s'agissait d'un caucus), fait en effet généralement "boule de neige". Le vainqueur, conforté pour les primaires suivantes, s'ouvre une voie royale vers l'investiture. Les vaincus sont quant à eux pris dans la spirale de la défaite. Après sa victoire en Iowa, c'est peu dire si Barack Obama se retrouve donc dans une bien meilleure position que sa rivale. S'il gagne, il confirmera que son succès en Iowa n'était pas un feu de paille. S'il perd, il restera à hauteur de sa concurrente. A l'inverse, pour Hillary Clinton, la succès est donc quasi-impératif. 
  
Inversion des sondages
 
Pour redresser la tête, Hillary Clinton s'est montrée offensive samedi lors du débat télévisé ayant opposé les prétendants démocrates. Mais cette stratégie semble s'être retournée contre elle : agressive, elle n'a pas réussi à prendre son adversaire en défaut, s'attirant mêmes les foudres de John Edwards, le troisième candidat du parti de l'âne. De même, le repositionnement de sa campagne, avec le slogan "ready for change" ("prêt pour le changement"), semble être à la traîne de celui de Barack Obama, dont le thème de la rupture ("Change, we can believe in", "Le changement, nous pouvons y croire") a très bien fonctionné en Iowa.
 
Résultat : alors qu'Hillary Clinton dominait assez largement les sondages jusqu'à la semaine dernière, l'inversion a été brutale ce week-end, notamment après l'affrontement devant les caméras. Barack Obama est tout d'abord revenu à la hauteur de l'ancienne Première Dame. Avant de la lâcher de manière brutale. Selon les dernières enquêtes publiées lundi, il possédait ainsi plus de dix points d'avance. De quoi voir venir même si Hillary Clinton arrive à mobiliser les troupes démocrates dans un Etat où son mari Bill est toujours très populaire. Pour convaincre les électeurs, les deux prétendants ont multiplié les meetings pendant les cinq jours séparant l'Iowa et le scrutin d'aujourd'hui. 
 
Que vaut Huckabee sans les évangéliques ?
 
Le duel Clinton-Obama a éclipsé en partie la bataille républicaine. Très ouverte, elle devrait aboutir à un résultat bien différent de celui de jeudi. Mike Huckabee, le pasteur baptiste, ne peut en effet compter sur les évangéliques sur lesquels il base sa campagne. Le New Hampshire sera néanmoins un test pour savoir s'il peut concrétiser ses espoirs par la suite.
 
De son côté, longtemps en tête dans cet Etat voisin du Massachusetts qu'il a récemment gouverné, le milliardaire mormon Mitt Romney a été dépassé ces derniers jours par le vieux routier John McCain, revenu de nulle part après avoir frôlé la faillite l'été dernier. Pour Mitt Romney, le New Hampshire équivaut à un quitte ou double. S'il ne s'y impose pas, sa campagne sera quasi-terminée, puisqu'il est honni par les évangéliques des Etats du Sud qui considèrent qu'être mormon est une hérésie.

Enfin, Rudolph Giuliani, le favori au niveau national, n'attend rien de spécial du scrutin. L'ex maire de New York poursuit en effet sa stratégie risquée de tout miser sur la Floride (29 janvier) et les gros Etats (Californie, New York, Illinois) qui voteront le 5 février lors du Super-Tuesday.


RENDEZ-VOUS LCI.FR

- Toute l'actualité sur les primaires américaines dans notre dossier spécial 
- Les anecdotes de la campagne avec le blog des correspondants de TF1 à Washington.

Par Fabrice Aubert le 07 janvier 2008 à 16:33
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2 Commentaires

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  • Michel, le 08/01/2008 à 18h35

    Les américains veulent vraiment du changement. Barack Obama a de forces chances d'être le premier président US noir. Changement que les USA assumeront de manière organisée efficace et patriote. Si ici en France çà pouvait-à certains- montrer l'exemple ?........

  • Jean Bonnot, le 08/01/2008 à 18h17

    Nous n'avons pas à donner d'avis sur cette élection américaine. On peut avoir une opinion mais la décision appartient au peuple multiracial et pluri-ethnique US. Quel que soit le Président (ou Présidente) élu (e), il faut respecter le choix populaire américain. Vive l'Amérique et vive le peuple américain !

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