L'ex-otage Clara Rojas retrouvant sa mère à l'aéroport de Caracas, le 10 janvier 2008 © TF1/LCI
Cinq heures environ après leur libération dans la jungle colombienne, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont retrouvé leurs proches jeudi vers 16 h, heure locale (22h, heure française), à l'aéroport de Caracas, la capitale vénézuélienne. La première, directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, avait été enlevée en 2002 et la seconde, parlementaire colombienne, en 2001.
Cette folle journée avait débuté plusieurs heures plus tôt. "Je leur ai souhaité la bienvenue à la vie". C'est Hugo Chavez, le président vénézuélien, qui avait annoncé le premier l'information vers 17h, heure française. Quelques minutes plus tard, la nouvelle était confirmée par la représentante de la Croix rouge internationale (CICR) en Colombie. Au moment de leur libération, les deux femmes ont longuement remercié Hugo Chavez, artisan de l'opération en sa qualité de médiateur entre le gouvernement colombien et la guérilla marxiste des Farc. Clara Rojas a également indiqué que les guérilleros ont remis des preuves de vie de huit otages au ministre vénézuélien de l'Intérieur, qui a participé au sauvetage.
Opération conjointe
Cette opération de sauvetage avait échoué une première fois fois fin décembre. Contre toute attente, elle avait été relancée mercredi soir. Hugo Chavez avait alors annoncé avoir reçu les coordonnées du lieu de libération. Conformément au plan et aux exigences des Farc, deux hélicoptères vénézuéliens, portant l'insigne de la Croix-Rouge, qui a pris part activement à l'opération, s'étaient donc rendus jeudi matin en Colombie.
Après une escale technique à l'aéroport de San José de Guaviare, ils avaient pris la direction de la jungle, direction un petit village indigène où a eu lieu la remise des deux femmes. Pour faciliter le passage des hélicoptères, le trafic aérien avait été suspendu dans la région. Les opérations militaires contre la guérilla avaient également été interrompues pour la même raison sur ordre du président colombien Alvaro Uribe.
"Un encouragement" pour Sarkozy
Nicolas Sarkozy, qui avait lancé en décembre un appel solennel aux Farc, a réagi en affirmant lors d'une brève déclaration dans la cour de l'Elysée que "la France se réjouit profondément" de la libération. "C'est un encouragement à persévérer" dans les efforts pour obtenir celle des autres otages, a-t-il ajouté, en remerciant Hugo Chavez et Alvaro Uribe (cliquez ici pour voir sa déclaration).
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