Hillary Clinton, radieuse après sa victoire aux primaires démocrates dans le New Hampshire (9 janvier 2008) © TF1/LCI
Quand le visage d'Hillary Clinton est apparu sur l'écran géant, un cri de soulagement a enveloppé le gymnase. Une liesse à la mesure de la surprise. Car peu de supporters d'Hillary croyaient vraiment en sa victoire.
Quelques heures avant les résultats, l'un de ses conseillers nous confiait même qu'une défaite par 4 points d'écart serait une victoire. Il faut dire que les sondages donnaient Hillary loin derrière son grand rival Barack Obama - jusqu'à 13% de retard la veille du vote.
De 20h à 22h40, le scrutin est resté très indécis. Près de trois longues heures durant lesquelles les militants se sont rongé les ongles. Les instituts de sondages estimaient alors que l'élection était trop serrée pour pouvoir déclarer un vainqueur.
Come-back
Très sincèrement, je n'y croyais pas ! L'ambiance électrique des meetings d'Obama comparée aux atmosphères très plan-plan des réunions publiques du camp Clinton me faisait penser qu'Hillary allait perdre, et de beaucoup. Au téléphone avec Laurent Hauben, l'un des chefs-infos de la rédaction de TF1, je lui déclarais même cinq heures avant la fermeture des bureaux de vote : "Si Hillary gagne, je ne comprends plus rien à la politique".... Visiblement, je n'y comprends donc rien ! Les premières indications montrent que la forte mobilisation des femmes et des personnes âgées en faveur d'Hillary lui a permis de passer en tête.
Toujours est-il qu'elle a refait le même coup que son mari, Bill en 1992. En difficulté, la primaire du New Hampshire l'avait relancé dans la course à l'investiture démocrate. Hillary a elle aussi réussi un beau come-back, et la campagne est maintenant relancée.
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