"Un moment chargé d'émotions", selon un témoin © DR![]() |
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Il l'a immédiatement appelée "maman". Après trois ans de séparation, l'ex-otage des Farc Clara Rojas a pu retrouver dimanche son fils Emmanuel, 3 ans et neuf mois, né en captivité d'une relation consentie avec un guérillero.
Clara Rojas ne pourra toutefois pas emmener l'enfant tout de suite avec elle, une période de préparation étant nécessaire. L'enfant, malade, avait été retiré à sa mère par les Farc à l'âge de huit mois. "Aujourd'hui, ils ont effectué un exercice, une session de six heures pour se connaître, pour commencer à renouer les liens de l'enfant avec sa famille, pour lui donner la qualité de vie qu'il mérite", a expliqué Elvira Forero, la directrice de l'organisme. "Emmanuel a été placé dans un endroit spécial avec sa mère, où nous espérons que les demandes légales s'effectueront pour que la garde soit accordée" a-t-elle indiqué. La responsable de l'Assistance a souligné que "Emmanuel a été joyeux en retrouvant sa mère". "Je lui ai dit, Emmanuel salue ta maman. Ils se sont embrassés".
"Que Ingrid et tous les autres otages reviennent vite"
Clara Rojas était arrivée un peu plus tôt à Bogota, toute de rose vêtue, un bouquet de fleurs à la main. "Je suis immensément émue de revenir dans mon pays. C'est une renaissance", a-t-elle déclaré à sa descente d'avion à l'aéroport militaire. Elle a notamment remercié le président colombien Alvaro Uribe "d'avoir autorisé la suspension des opérations militaires" jeudi, le jour où elle a retrouvé la liberté. Elle a également dit vouloir "saluer Ingrid" Betancourt, la Franco-Colombienne dont elle était l'assistante lors de l'enlèvement des deux femmes le 23 février 2002 par les Farc. "Ce que je souhaite le plus en ce moment serait qu'elle soit avec nous. Avec l'aide de tous, nous allons faire en sorte qu'Ingrid et tous les autres otages reviennent vite", a-t-elle dit réaffirmant son "admiration et sa tendresse" pour l'ex-candidate présidentielle.
L'autre Colombienne libérée en même temps que Clara Rojas, l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, devait arriver tôt lundi alors que de vives tensions opposent Bogota et Caracas. Le président Chavez a appelé vendredi l'Amérique latine et l'Europe à retirer les guérillas des Farc et de l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste) de leurs listes d'organisations terroristes et à leur accorder le statut de belligérants. Cette proposition a aussitôt été rejetée par le gouvernement du président Uribe et a suscité nombre de réactions hostiles tant au sein de la classe politique que de la presse en Colombie.
Six touristes enlevés par la guérilla |
Six Colombiens ont été séquestrés dimanche par des guérilleros des Farc dans le département du Choco. Les rebelles ont dépouillé 19 touristes de leurs objets personnels et ont pris en otages deux enseignants, une biologiste, un étudiant et deux commerçants, a précisé la marine colombienne. Les touristes ont été pris en otages par un commando du Front 57 des Farc alors qu'ils se trouvaient avec 13 autres personnes sur une embarcation. |
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