Alvaro Uribe sur le perron de l'Elysée avec Nicolas Sarkozy le 21 janvier 2008 © TF1/LCINicolas Sarkozy a invité lundi son homologue colombien Alvaro Uribe à n'exclure "aucun concours utile" pour obtenir la libération des femmes et otages malades détenus par les Farc, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, selon le porte-parole de l'Elysée. Le président français a par ailleurs apporté son soutien à deux initiatives du gouvernement colombien pour faciliter une solution, a ajouté David Martinon : le soutien de Bogota aux efforts de "facilitation" de l'Eglise Catholique et la réactivation de la médiation franco-helvético-espagnole.
Nicolas Sarkozy et Alvaro Uribe ont eu près d'une heure d'entretien mais le président colombien n'en a pas dévoilé la teneur à sa sortie, dans la cour du Palais de l'Elysée. Selon David Martinon, le président français a remercié son homologue colombien pour avoir facilité la récente libération de deux otages de la guérilla colombienne, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez de Perdomo, et l'a "encouragé à poursuivre en ce sens". Il a également "réaffirmé l'engagement de la France et sa détermination personnelle" à contribuer à une solution.
Mission médicale intenationale
Depuis son élection en mai dernier, Nicolas Sarkozy s'efforce d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Il a notamment accepté la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, grand rival d'Alvaro Uribe en Amérique Latine. Il a enfin rappelé que la France demeurait solidaire des positions de l'Union européenne sur les Farc et ne pourrait réexaminer cette question "qu'en fonction d'une évolution du comportement" des rebelles colombiens. L'Union européenne, comme les Etats-Unis, considèrent les Farc comme un groupe terroriste.
Après la rencontre, Alvaro Uribe s'est borné à "remercier" le président français pour un entretien "très confiant, très sincère, très constructif" et à évoquer brièvement l'historique de ses relations avec Nicolas Sarkozy. Alvaro Uribe avait déclaré auparavant, sur Europe 1, qu'il demanderait l'aide de Nicolas Sarkozy pour organiser une mission médicale internationale chargée de soigner les otages de la rébellion colombienne, dont Ingrid Betancourt. Partisan de la manière forte vis-à-vis de la guérilla, Alvaro Uribe a réaffirmé lundi que sa priorité était de libérer les otages mais aussi "d'écraser les terroristes".
(D'après agence)
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