Les Américains abattent leur satellite espion

le 21 février 2008 à 06h44 , mis à jour le 21 février 2008 à 23h01

A la dérive et hors d'usage, il a été détruit depuis un navire de guerre américain, avant qu'il ne touche terre.

Le satellite espion américain détruit le 21 février 2008Le satellite espion américain détruit le 21 février 2008 © TF1/LCI

Mission accomplie. Le département américain de la Défense a annoncé mercredi soir avoir réussi à abattre un de leurs satellites espions à la dérive depuis un navire de guerre américain, avant qu'il ne touche terre. Les Etats-Unis avaient décidé la semaine dernière d'abattre ce satellite espion devenu incontrôlable avec un missile, en justifiant leur décision par la présence dans les réservoirs d'environ 450 kilos d'une substance hautement toxique, l'hydrazine. Ce produit, qui sert à propulser le satellite en orbite, pourrait s'avérer potentiellement dangereux pour les populations civiles, si le réservoir qui le contient devait s'écraser intact, selon Washington. 

Le satellite américain  a été réduit en "morceaux de la taille d'un ballon", a annoncé jeudi le Pentagone, affichant "un haut degré de certitude" d'avoir détruit le réservoir rempli de substance toxique. "Le missile a frappé le satellite dans la zone du réservoir, nous avons un nuage qui ressemble à de l'hydrazine", a fait valoir le chef d'état-major adjoint des forces interarmées américain. Mais "nous ne pouvons pas encore l'affirmer de façon certaine", a-t-il ajouté, en soulignant qu'il faudrait encore attendre "24 à 48 heures" pour s'en assurer.
  
Débris dans l'atmopshère
 
En raison de la faible altitude du satellite au moment de l'interception, les premiers débris ont commencé à pénétrer immédiatement dans l'atmosphère, selon le Pentagone. "Quasiment tous les débris vont se consumer à leur entrée dans l'atmosphère dans les 24 à 48 heures et les débris restant devraient rentrer dans l'atmosphère dans les 40 jours", ajoute le communiqué.
  
Washington a expliqué à de nombreuses reprises avoir pour seule intention de protéger les populations des retombées mais a été soupçonné par certains, comme la Russie, d'avoir en réalité profité de l'occasion pour procéder à un test antimissile et démontrer sa capacité à détruire des satellites dans l'espace. La Chine a de son côté réclamé jeudi aux Etats-Unis des informations, s'inquiétant des conséquences possibles de l'opération pour la sécurité spatiale.

En tous cas, pour le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, la destruction réussie d'un satellite espion défectueux montre que le système américain de missiles de défense fonctionne. D'ailleurs, en détruisant un de leurs satellites espions à la dérive à grand renfort de publicité, les Etats-Unis auraient adressé à leurs alliés et rivaux -à commencer par la Chine, auteur d'une opération similaire en janvier- un message politique à usage multiple, estiment les experts.
  
Un corps froid et inerte
 
La fenêtre de tir dont disposait Washington pour détruire ce satellite, de la taille d'un bus, était comprise entre ce mercredi et le 29 février environ, avant son entrée dans l'atmosphère, avait expliqué mercredi un haut responsable militaire américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Le Pentagone a attendu pour le début des opérations que la navette spatiale Atlantis se pose mercredi en Floride après une mission de près de deux semaines dans l'espace.
  
D'abord guidé depuis la Terre, le missile devait se servir de ses senseurs à infrarouge pour atteindre sa cible à une vitesse de 4 km par seconde, avaient expliqué des responsables du Pentagone avant le tir. Abattre ce satellite posait des problèmes inédits aux militaires, en particulier sa température. "Nous avons à faire à un corps froid dans l'espace, un corps inerte depuis un certain temps qui ne dégage pas la chaleur d'un missile balistique", ce qui peut compliquer son repérage, expliquait un responsable de la marine avant l'opération.

(D'après agence)

le 21 février 2008 à 06:44
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13 Commentaires

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  • Nouchka, le 21/02/2008 à 20h12

    Ce qui est choquant ce n'est pas le fait qu'ils détruisent un de leurs satéllite c'est le prix que ça coute quand on voit la misère aux USA et dans le monde.

  • Marianne, le 21/02/2008 à 19h24

    Je pense que les américains ont détruit ce missile car il menaçait de s'ecraser et donc, de libérer toutes les informations qu'il contenait. de plus , il était revêtu d'un metal antiradar , bizarre, que seuls les amériacains pouvaient détecter. Si ce métal tombait dans un autre pays, il ne servirait à rien ! et imaginez les dégâts si ce satellite tombait en Irak.....

  • Xileh, le 21/02/2008 à 18h33

    Ils ont enfin retrouvés les armes de destruction massives, elles étaient... à domicile !!!! Les maladies dégénératives font des ravages..........

  • Nite, le 21/02/2008 à 12h19

    Et si c'était pour tester un nouveau missile ?

  • Pierre, le 21/02/2008 à 11h57

    Je crois qu'il y a autre chose là dessous, l'hydrazine est aussi utilisée dans les dragsters et on n'explose pas les dragsters à coup de missiles pour ça..

  • Belkacem, le 21/02/2008 à 11h09

    Preuve que les etats unis c est la premiere puissance pour ceux qui ont des doutes et vive l amerique

  • Majid, le 21/02/2008 à 10h55

    Les USA viennent de tester une nouvelle arme!! La Chine et la Russie l'ont affirmer. C'est une dangereuse escalade a la course au armement! Après avoir pollué la terre entière c le tour de l'espace! C'est désolant!

  • PIERRE, le 21/02/2008 à 10h34

    Belles démonstrations Us. 1/ Nous pouvons détruire des satellites. 2/ Nous protégeons la planète.

  • PETIT, le 21/02/2008 à 10h16

    Lire ce communiqué m'a fait froid dans le dos. Les américains disent toujours qu'ils savent ce qu'ils font j'espère que c'est la vérité et que sur terre on ne risque pas d'en faire les frais. Rien ne prouve que ce réservoir contenant cette substance hautement toxique, l'hydrazine n'ait été détruit, il faut attendre 24 heures pour le savoir d'après eux. Sur terre il y a déjà suffisamment de maladies sans en rajouter une provoquée par cette satanée substance. J'ai perdu mon neveu d'une leucémie au moment des retombées de TCHERNOBILLE, j'ai vu des personnes autour de moi des jeunes et des moins jeunes décédées de différents cancers, j'ai encore le cas dans ma famille mon père vient d'en être opéré. On ne trouve pas le moyen d'enrayer ces maladies mais on trouve les moyens d'envoyer des satellites à un prix que je n'ose même pas imaginer. Beaucoup on dit que ce satellite se serait détruit en arrivant dans l'atmosphère. Est-ce que cela était bien utile de prendre tous ces risques ?

  • Itestoo, le 21/02/2008 à 10h02

    Etonnant pour un satellite en perdition d'avoir autant de carburant à son bord 450 Kg, et de ne pas pouvoir le replacer plus haut, voir le forcer a repartir sur une autre trajectoire ? Vu sur Wikipedia Utilisé actuellement dans les moteurs à faible poussée de positionnement des satellites, il a la particularité de ne pas nécessiter de comburant; c'est un monergol. En effet c'est la réaction très exothermique de décomposition qui est utilisé; elle est obtenue en faisant passer l'hydrazine dans un catalyseur dont le composant actif est de l'iridium ou du nitrate de molybdène, Sa décomposition en ammoniaque, azote et hydrogène se fait suivant les réactions: Merci au américain de s'inquiéter de notre environnement grace a eux un missile a détruit un de leur satellite en plein de morceau qui vont retomber dans quelques semaines, a quand une compagnie de netooyage spatiale doté de missiles ? Trof fort ces américains

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