Barack Obama © TF1/LCI
Juste avant la primaire du Wisconsin, tremplin avant celles décisives du Texas et de l'Ohio le 4 mars prochain, Barack Obama, désormais favori pour l'investiture démocrate, est la cible de différentes banderilles lancées par ses adversaires.
Hillary Clinton a en effet trouvé deux angles d'attaque face au sénateur de l'Illinois. Tout d'abord, celui du plagiat. L'ancienne Première dame accuse en effet son concurrent d'avoir repris, sans le citer, des propos tenus par Deval Patrick, le gouverneur du Massachusetts. Le point de départ remonte à samedi dernier. En réponse à la sénatrice de New York qui affirme qu'il néglige l'action pour les mots, Barack Obama avait lancé : "'J'ai un rêve', ce ne sont que des mots ? 'Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux', ce ne sont que des mots? ". Il reprenait ainsi les termes employés par Deval Patrick, en référence à Martin Luther King, pendant la campagne qui l'a conduit à la tête du Massachusetts, en 2006.
Le souci : ami et allié de Deval Patrick, qui le soutient officiellement, Barack Obama ne lui a pas restitué la paternité de la citation. Même si l'intéressé juge tout ceci peu important, le camp Clinton s'est engouffré dans la brèche. Pour le porte-parole de la sénatrice de New York, l'affaire remet en question les qualités d'orateur d'Obama, que beaucoup considèrent comme l'un de ses principaux points forts. "Le sénateur Obama est porté par son éloquence et ses promesses et, comme on l'a vu ces derniers jours, il ne tient pas ses promesses et cette éloquence n'est pas la sienne", a asséné Howard Wolfson.
Quel financement pour la campagne ?
En parlant de promesses, Howard Wolfson faisait référence à la deuxième polémique à propos de Barack Obama : celle concernant le financement de sa campagne électorale. Au moment de se lancer dans la bataille, courant 2007, Barack Obama avait proposé, s'il était investi, de n'utiliser que des fonds publics, plafonnés à 85 millions de dollars, pour l'élection générale de novembre. Objectif affiché : limiter l'influence des lobbys, pour symboliser le "changement".
De son côté, John McCain, qui devrait représenter les républicains, a récolté beaucoup moins d'argent à titre privé. Il ne s'est donc pas fait prier pour rappeler sa promesse à Barack Obama, dont les caisses grossissent à vitesse grand V ces dernières semaines grâce aux dons de petits donateurs via Internet. Le sénateur de l'Illinois n'a alors donné qu'une réponse très vague, laissant suggérer qu'il pourrait changer de décision le moment venu.
Là aussi, Howard Wolfson s'est engouffré dans la brèche en suggérant que Barack Obama revenait déjà sur des promesses électorales. "Il a fait une promesse aux Américains qu'il ne tient pas. Ceci ne reflète pas le type de changement dans lequel on peut avoir foi", a-t-il souligné. Réplique du camp Obama : Hillary Clinton est très mal placée pour aborder le sujet du financement de sa campagne étant donné qu'elle a rejeté par avance tout plafonnement public en cas d'investiture.
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