Barack Obama © TF1/LCI
Barack Obama va-t-il poursuivre ce mardi sa montée en puissance ? Vainqueur dans 13 sur 22 lors du "Super-Mardi" la semaine dernière, le sénateur de l'Illinois a confirmé que sa campagne était dans une dynamique positive ce week-end. Les électeurs démocrates lui ont en effet offert le Grand Chelem, avec quatre victoires sur quatre possibles, dans le Maine, l'Etat de Washington, le Nebraska et en Louisiane (cliquez ici pour voir les résultats). Bref, il s'est imposé aux quatre coins du pays, sur la côte Est, sur la côte Ouest, dans le Midwest et le Sud, avec à chaque fois un électorat différent.
En nombre de délégués, il a de fait comblé son retard sur Hillary Clinton. Selon les dernières estimations de CNN, il l'a même dépassée en ce qui concerne les "délégués affiliés", qui sont obligés de voter pour le candidat qu'ils ont soutenu. Seuls les "super-délégués, cadres du parti, permettent pour l'instant à l'ancienne Première dame de garder globalement un mince avantage (1148 délégués contre 1121, alors qu'il en faut 2025 pour être investi). Mais il est peu significatif puisque ces "super-délégués" peuvent changer d'avis d'ici à la convention en août (cliquez ici pour voir notre infographie).
Pas d'écart décisif à prévoir
Le changement opéré par Hillary Clinton dans son équipe -elle a viré sa directrice de campagne pour la remplacer par l'une de ses plus anciennes fidèles, d'origine afro-américaine- est un signe de plus de la fébrilité qui s'est emparée de la sénatrice de New York, devenue challenger.
Les trois primaires de ce mardi, dites du "Potomac" (du nom du fleuve qui borde les trois entités : Virginie, Maryland et le District de Columbia, soit la capitale Washington), devraient confirmer la tendance actuelle. Selon les sondages, Barack Obama est en effet donné gagnant pour les trois scrutins. Il devrait notamment bénéficier du soutien de la communauté noire, fortement représentée dans les trois Etats. Au total, 237 délégués sont en jeu. Une nouvelle fois répartis à la proportionnelle, ils ne permettront donc pas de creuser un écart décisif, quel que soit le vainqueur.
Huckabee résistera-t-il ?
Côté républicain, John McCain, grand favori depuis le "Super-Mardi" puis le retrait de Mitt Romney, tarde à transformer son statut en candidat définitif du parti de l'éléphant. Samedi, il s'est incliné à deux reprises face à Mike Huckabee (Louisiane et Kansas) et l'a emporté de justesse dans l'Etat de Washington (cliquez ici pour voir les résultats). Le sénateur de l'Arizona est toujours contesté par l'aile droite de l'électorat républicain, qui lui reproche ses prises de position en faveur de la recherche sur les cellules-souches, de la réforme du financement des partis ou de la loi sur l'immigration. Mike Huckabee semble notamment avoir bénéficié du report des électeurs de Mitt Romney, avec qui il se disputait le vote conservateur.
Néanmoins, avec 723 délégués contre 217 à son rival (il en faut 1191 pour être investi), le "Mac", désormais soutenu pour le meilleur ou le pire par George W. Bush, a de quoi voir venir (cliquez ici pour voir notre infographie). Il est notamment donné gagnant des trois scrutins de ce mardi, pour lesquels 119 délégués sont en jeu. De son côté, Mike Huckabee ne pourra pas compter avec le soutien des évangéliques, peu présents. Mais, sans forcément gagner, son objectif semble désormais de réaliser de bons scores dans les primaires à venir pour contraindre John McCain de le choisir comme co-listier afin de rassurer la droite religieuse lors de l'élection générale en novembre.
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