Le président américain George W. Bush, interrogé par Fox News le 10 février 2008 © DRUn "vrai conservateur" mais qui devra en faire davantage pour obtenir le soutien entier de la droite religieux américaine. C'est ainsi que le président américain George W. Bush voit le favori dans la course à l'investiture républicaine, John McCain. Le président républicain s'était jusqu'à présent tenu à l'écart des primaires américaines, évitant même de désigner John McCain comme le futur candidat probable de son parti à sa succession. "Si John est investi, il devra agir pour convaincre qu'il est un conservateur solide, et je serai heureux de l'aider s'il est investi", a-t-il dit dimanche lors d'une interview accordée à Fox News Sunday.
Le président américain a parallèlement prévenu les républicains qu'ils ne trouveraient jamais un candidat parfait. "Cette personne-là n'existe pas", a-t-il dit. Plusieurs ténors de la droite conservatrice américaine, comme James Dobson, fondateur du groupe de défense de la famille Focus on the Family, ont déclaré qu'ils ne voteraient pas pour John McCain en raison de son soutien aux recherches sur les cellules souches. "C'est un conservateur", a rétorqué Bush. Avant d'ajouter : "il est très fort sur la défense nationale, il est dur sur la fiscalité, il croit que les baisses d'impôts devraient être permanentes, il est 'pro-life' [c'est-à-dire hostile à l'avortement]. Pour ce qui me concerne, ses principes sont sains et solides".
"Donner l'accolade à Ahmadinejad"
George W. Bush, qui quittera la Maison Blanche en janvier prochain, a également attaqué de front le démocrate Barack Obama, critiquant son programme en matière de politique étrangère et notamment son idée de discussions directes avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et ses propos sur le Pakistan. "Je ne sais absolument pas en quoi il croit", a-t-il dit. "La seule chose dont je me souvienne qu'il ait parlé en matière de politique étrangère, c'est qu'il allait attaquer le Pakistan et donner l'accolade à Ahmadinejad."
L'année dernière, le sénateur de l'Illinois Barack Obama s'était dit prêt à rencontrer le président iranien si Téhéran met un terme à ses agissements en Irak et coopère sur les questions nucléaires. Sur le Pakistan, il avait déclaré l'été dernier qu'il était prêt à mener des frappes contre des cibles d'Al Qaïda au Pakistan, avec ou sans l'accord d'Islamabad. "C'est ironique que le président qui nous a entraînés dans la pire aventure extérieure de l'histoire récente se sente qualifié pour rendre des jugements sur les références de Barack Obama", a réagi Jen Psaki, une des porte-parole de l'équipe de campagne du sénateur de l'Illinois.
(D'après agence)
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