L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007 © LCIFace à l'urgence concernant l'état de santé d'Ingrid Betancourt, le gouvernement colombien semble passer à la vitesse supérieure dans ses négociations avec les Farc. La Colombie a proposé jeudi soir de faciliter la libération de guérilleros emprisonnés, si l'otage franco-colombienne est relâchée rapidement. Le gouvernement colombien réduit "au minimum" ses exigences pour permettre la libération de membres des Farc, si bien qu'il n'y a "pas de limites quant au délit commis, ni au type de peines de prison" des guérilléros libérables. Les Farc ont proposé de libérer 39 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de la libération par le gouvernement de 500 de ses membres emprisonnés. La France a invité la guérilla à saisir l'occasion proposée par Alvaro Uribe. De son côté, le fils de l'otage franco-colombienne Lorenzo Delloye juge la proposition de Bogota "pas assez concrète". L'époux d'Ingrid Betancourt a lui jugé "confuse" l'opportunité offerte par Bogota.
Plus tôt dans la journée jeudi, un médiateur indépendant chargé des relations entre la population et les autorités avait déclaré qu'Ingrid Betancourt souffrirait d'hépatite et de leishmaniose, une maladie de peau transmise par des piqûres d'insectes. Elle aurait été soignée dans un poste médical en zone rurale. "L'information dont nous disposons, du moins jusqu'au mois de février, c'est que son état est très délicat, que ses conditions physiques et sa santé se sont détériorées", a affirmé Volmar Perez, dans une déclaration à la radio privée colombienne Caracol. Le prêtre catholique Manuel Mancera a ajouté vendredi qu'Ingrid Betancourt aurait été soignée sous l'escorte d'environ 200 à 300 rebelles.
Toutefois, les autorités colombiennes ont jugé ces nouvelles infondées. "Nous n'avons pas octroyé de grande crédibilité à ces rumeurs", indique la Colombie, soulignant que "rien n'avait pu être corroboré". "Nous avons essayé d'entrer en contact avec les personnes qui rapportaient ces rumeurs, mais il n'y a rien de vrai, rien de solide", précise la Colombie.
Chavez n'a plus de nouvelles des Farc
En France, les proches de l'otage ont assuré prendre "avec une prudence extrême" ces nouvelles révélations. "La personne qui a donné ces informations n'a jamais, à ma connaissance, travaillé sur ce dossier", a noté Hervé Marro, membre du comité de soutien d'Ingrid Betancourt à Paris. Plusieurs journaux colombiens se sont récemment fait l'écho de l'aggravation de son état et de la possibilité d'une libération imminente. Le quotidien El Colombiano, de la localité de Medellin, avait repris dans son édition de mardi des témoignages de paysans du département de Guaviare affirmant avoir aperçu l'otage dans un état de santé alarmant.
Le journal avait souligné que la guérilla marxiste pourrait la libérer "à court terme" dans cette région, où six otages ont déjà été relâchés unilatéralement par les rebelles depuis le début de l'année. Parmi eux, l'ancien sénateur Luis Eladio Perez, qui fut le confident de Mme Betancourt durant sa captivité, avait dès sa remise en liberté lancé l'alerte sur la fragilité de son état. Au Venezuela, le président Hugo Chavez, qui mène une médiation non officielle auprès de la guérilla, a récemment confié qu'il n'avait plus de nouvelle, depuis la mort d'un haut dirigeant des Farc, abattu lors d'un raid colombien en Equateur début mars. Selon lui, "un degré de probabilité de (parvenir) à la libération d'Ingrid avait été atteint, mais cette probabilité s'est écroulée".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




