© AFP/J.ThometA l'annonce samedi de la mort de Raul Reyes, les pensées s'étaient immédiatement tournées vers le sort délicat des otages (lire notre article). En attendant de savoir si la mort du n°2 et porte-parole des Farc a affaibli la guérilla marxiste ou l'a endurcie, une autre crise s'est ouverte en Colombie. Avec ses voisins. Car le bombardement du camp des Farc, dans lequel Raul Reyes et 16 autres guérilleros ont été tués, s'est déroulé dans la jungle équatorienne.
Aussitôt, le président Alvaro Uribe avait annoncé avoir contacté (avant ou après l'attaque ?) le président équatorien Rafael Correa. Insuffisant, visiblement. L'Equateur, qui a dépêché des enquêteurs sur les lieux pour vérification, a décidé dimanche "de retirer son ambassadeur en Colombie". Le président équatorien avait déclaré samedi qu'il n'admettrait "plus d'outrages du gouvernement colombien".
Chavez : "l'empire américain" et "son petit chien Uribe"
Idem de la part du président vénézuélien. Connu pour sa proximité aux Farc, Hugo Chavez a , la fermeture de l'ambassade de son pays à Bogota, le rappel de tout son personnel diplomatique et l'envoi à la frontière commune de dix bataillons de chars. Il a aussi il a mobilisé l'armée de l'air. "Nous ne voulons pas la guerre, mais nous ne permettrons pas à l'empire américain ni à son petit chien Uribe de nous marcher sur les pied", a-t-il lancé, inqiuant qu'il enverrait des chasseurs de fabrication russe en Colombie si les forces colombiennes menaient une attaque en territoire vénézuélien.
Une conduite de la bête noire des Etats-Unis en Amérique latine qualifiée d'"étrange" par la Maison Blanche, qui dit "suivre" l'évolution de la crise. Le gouvernement colombien a nié dimanche avoir violé la souveraineté de l'Equateur, elle "a agi en accord avec le principe de légitime défense".
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