Tensions accrues après la mort du n°2 des Farc

le 03 mars 2008 à 10h53 , mis à jour le 03 mars 2008 à 22h44

Les tensions entre la Colombie le Venezuela et l'Equateur ne cessent d'augmenter depuis l'élimination par l'armée colombienne du numéro deux des Farc.

Raul ReyesRaul Reyes © TF1/LCI

La tension monte entre la Colombie, le Venezuela et l'Equateur depuis l'élimination par l'armée colombienne du numéro deux des Farc, Raul Reyes. Après l'incursion samedi de l'armée colombienne en territoire équatorien, pour détruire un camp provisoire de la guérilla marxiste, l'Equateur et le Venezuela ont massé des troupes sur leur frontière avec la Colombie et ont pratiquement rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota.

La Colombie a refusé lundi de se lancer dans une escalade militaire, écartant l'idée de mobiliser son armée aux frontières pour répondre aux renforts envoyés de leur côté par le Venezuela et l'Equateur après la crise provoquée par le raid colombien contre les Farc en territoire équatorien. "Nous avons la capacité de mobiliser nos troupes, mais nous ne voyons aucune nécessité de le faire", a déclaré le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos. "Le peuple colombien peut être absolument tranquille car nous gardons un oeil attentif sur ce front et il n'y a rien à craindre", a-t-il poursuivi.

Le gouvernement colombien a annoncé lundi qu'il enverrait à l'ONU et à l'OEA (Organisation des Etats d'Amérique) des "révélations sur les accords du groupe terroriste des Farc avec les gouvernements d'Equateur et du Venezuela". Le Pérou a demandé à l'OEA de convoquer des réunions d'urgence pour résoudre la crise, tandis que les soldats équatoriens stationnés à la frontière colombienne ont été placés en état d'"alerte maximum". Les Etats-Unis ont appelé la Colombie et l'Equateur à "la retenue" pour résoudre la crise, tandis que des ex-otages relâchés récemment par les Farc ont lancé à Caracas un appel au calme. Plus tard dans la journée, Bogota a accusé Hugo Chavez d'avoir financé la guérilla des Farc. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, s'est dit inquiet de l'escalade entre la Colombie et ses voisins. Le Brésil a condamné l'opération colombienne.
 
"Chiot de l'impérialisme américain"
 
Dimanche, le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné la fermeture de l'ambassade de son pays en Colombie et le rappel de son personnel diplomatique. Puis il a ordonné l'envoi de près de 10.000 soldats à la frontière avec la Colombie. Un peu plus tard, le président équatorien Rafael Correa, a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur colombien à Quito et la mobilisation de ses troupes sur sa frontière avec la Colombie.

Le numéro deux des Farc a été éliminé lors d'une incursion de l'armée colombienne dans le nord de l'Equateur, qui a causé la mort de 17 guerilleros. Rafael Correa a accusé les militaires colombiens "d'assassinats". Il a souhaité que la communauté internationale condamne cette "violation de la souveraineté de son pays". En réponse, Bogota a accusé Rafael Correa d'avoir passé un "compromis" avec les Farc, afin de jouer un rôle de médiateur dans les échanges d'otages colombiens contre des prisonniers guérilleros. Selon le directeur de la police colombienne, la saisie par l'armée colombienne des ordinateurs de Raul Reyes "suscite des interrogations sur l'état des relations du gouvernement équatorien avec le groupe terroriste des Farc".
 
Hugo Chavez a qualifié dimanche Alvaro Uribe de "paramilitaire", "de criminel" et de "chiot de l'impérialisme américain". Rafael Correa a traité le président colombien de "menteur" et de "tricheur". En accord avec Hugo Chavez, le président du Nicaragua Daniel Ortega a estimé que le gouvernement colombien avait "assassiné" Reyes pour empêcher toute solution négociée au conflit qui ravage le pays depuis 40 ans.
  
"Mauvaise nouvelle"
 
A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a lancé "un appel à la retenue" en évoquant "la montée des tensions dans la région andine". Bernard Kouchner a estimé lundi que la mort du numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Raul Reyes, était une "mauvaise nouvelle" pour les efforts diplomatiques en vue d'obtenir la libération des otages des rebelles colombiens, dont Ingrid Betancourt. "En tout cas, ça doit nous faire redoubler d'efforts. Nous devons sortir Ingrid Betancourt. Elle doit sortir parce que c'est une urgence médicale et humaine", a-t-il dit. "Ce n'est même plus d'un accord humanitaire dont nous avons besoin, mais d'un geste de la part des Farc".

De son côté, la Maison Blanche s'est étonnée de "l'étrange" conduite de Hugo Chavez, bête noire des Etats-Unis en Amérique latine. 

(D'après agence)

le 03 mars 2008 à 10:53
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8 Commentaires

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  • Maryma, le 04/03/2008 à 10h16

    Q uattend MR SARKOZY..pour reagir au plus vite ..car cest 1 INGRID BETANCOURT morte quon va nous rendre..et après celui ci lui remettra les honneurs..c'est 1 honte..et il faut reagir vite pour sa liberation

  • Philippe, le 03/03/2008 à 23h54

    Depuis quand faudrait-il avoir de la compassion pour les terroristes et les preneurs d'hotages - surtout quand leurs enlévements sont faits pour de l'argent. Ces individus des FARC sont des bandits, le n°2 était internationalement recherché pour son implication dans l'enlévement - pour rançon - et l'assassinat de la fille de l'ancien président du Paraguay Raul Cubas. Arrêtez d'en faire des victimes !

  • Thepenier, le 03/03/2008 à 23h28

    SIMON reviens ils sont devenus fous à cela les narcotrificants de Colombie ont encore de beaux jours devant eux! leur Président URIBE et la CIA sont la! en Europe ont avait BLAIR en Amérique Latine URIBE.vive la démocratie.

  • Terry, le 03/03/2008 à 22h34

    Cela fait des annees que Chavez tente de destabiliser la Colombie voisine en soutenant les terroristes. Il multiplie les provocations et maintenant veut saisir le pretexte que la Colombie ait ose se defendre pour entamer l'escalade militaire...

  • Tabuteau, le 03/03/2008 à 19h30

    Honte à vous Mr. Uribe!! Il s'agit quand même d'une personne malade et épuisée!! Et vous voulez la laissé la bas dans sa souffrance? QUEL HONTE !!!!!!

  • Dureau, le 03/03/2008 à 12h49

    Hallucinant ! Qui faut-il défendre ? Les FARC et leurs protecteurs équatoriens et vénézuéliens ou les colombiens épuisés par 40 de guérilla d'arrière-garde ? Ne nous y trompons pas : Correa et Chavez ont tout intérêt à maintenir en vie les FARC qui affaiblissent le voisin colombien et qui permettnet à Chavez de jouer les gentils héros. C'est écoeurant.Uribe en a eu marre ET IL A EU RAISON.

  • Alain, le 03/03/2008 à 12h14

    Les masques tombent : l'Equateur et le Venezuela marxiste s'en prennent à la Colombie qui a un gouvernement de droite! Chavez fait sa pub sur le dos des otages tout en aidant les narcoterroristes Farc en leur envoyant des armes! S'il n'y avait pas tout ces otages dont Ingrid Bétancourt, la situation serait clarifiée par une intervention militaire de la Colombie qui nettoierait le pays de ces Farc! Parce que tout le monde, Chavez et Uribe, sait où se trouvent les otages!

  • Delcouderc, le 03/03/2008 à 11h32

    Le president uribe fait tout pour ne pas liberer ingrid betancourt cela est inadmissible pour sa famille qui ce bat depuis des annees soutien cordiaux a sa famille

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