L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007 © LCIDepuis vendredi, un avion Falcon 900 était pré-positionné à la base militaire de Cayenne, au cas où l'otage des Farc Ingrid Betancourt serait libérée. "Nous n'avons pas d'informations sur un dénouement imminent ou non, mais nous voulons mettre toutes les chances de notre côté", avait déclaré une source à l'Elysée, citée par le Journal du Dimanche. L'avion aurait depuis décollé vers la métropole. Mais l'Elysée a souligné qu'à partir de lundi, un avion médicalisé, basé cette fois en métropole, se tiendrait "prêt à tout moment" à regagner la zone à la demande du président Nicolas Sarkozy afin de parer à toute éventualité.
Selon le chef de cabinet du Commandement Supérieur des Forces Armées de Guyane, cet avion "venu en mission d'entraînement" s'était posé à l'origine vendredi soir en Guyane avec à son bord une relève de pilotes pour l'opération "Harpie" de lutte contre l'orpaillage clandestin, actuellement en cours dans l'intérieur du département français d'Amérique du sud. Dans la matinée dimanche, l'Elysée avait confirmé qu'il s'agissait d'un "avion médicalisé prêt à intervenir à tout moment" pour apporter "des soins appropriés" à l'otage, en cas de libération. "Des informations concernant l'état de santé d'Ingrid Betancourt ainsi que des déclarations faisant état de possibles tractations à propos de sa libération ont amené le président de la République" à envoyer un avion médicalisé "à titre de précaution et pour qu'elle puisse être acheminée au plus vite vers un centre hospitalier si elle était libérée", avait précisé le service de presse de l'Elysée.
"Aucune information concrète"
Une annonce dont s'est réjouie la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt, même s'il n'existe "pour l'instant aucune information concrète" permettant d'espérer "une libération imminente", a estimé le comité de soutien à Ingrid Betancourt dans un communiqué. De son côté, François Hollande a assuré qu'il était "derrière toutes les initiatives" prises par le président Nicolas Sarkozy pour "permettre la libération". "Je ne suis pas dans la réserve, la retenue, la contorsion qui voudrait qu'on dénie à Nicolas Sarkozy la possibilité, par son propre déplacement s'il le décidait, d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt", a ajouté le député de la Corrèze.
Alors que les tractations se poursuivent, les informations de ces dernières semaines concernant la santé d'Ingrid Betancourt ne laissent en effet guère place à l'optimisme. Dernière en date, la Colombie affirme que la santé de l'otage franco-colombienne est "extrêmement fragile". Un état de santé qui serait aggravé par des déplacements "permanents" dans les forêts du sud du pays. Son ex-mari Fabrice Delloye, qui avait annoncé fin février qu'elle souffrait d'une Hépatite B récurrente, a dit craindre samedi que l'otage "soit en train de mourir, ou soit déjà morte". "Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie", avait déclaré.
D'après agence
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