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Le suspense va durer jusqu'au bout. L'investiture démocrate pour la présidentielle reste des plus indécises après la victoire d'Hillary Clinton dans l'Ohio et dans le Texas (cliquez ici pour voir les résultats). "Je me réjouis de poursuivre notre dialogue dans les semaines qui viennent sur les questions qui importent le plus à notre pays", a dit, visiblement ravie, la sénatrice de New York devant des partisans déchaînés qui scandaient "Hillary, Hillary". "Aucun candidat, qu'il soit démocrate ou républicain, n'a gagné la Maison-Blanche sans auparavant gagner la primaire de l'Ohio. J'irai jusqu'au bout", a-t-elle affirmé.
Pour Hillary Clinton, qui venait d'essuyer onze défaites consécutives depuis le "Super-Mardi" du 5 février, le succès était impératif ce mardi. Sa double victoire (et même triple puisqu'elle s'est aussi imposée dans le Rhode Isldand), acquise grâce aux ouvriers dans l'Ohio et aux Hispaniques au Texas, lui permet donc de relancer sa campagne face à Barack Obama. Elle a également continué à bénéficier du coeur de cible de son électorat, les femmes et les personnes âgées.
Obama toujours en tête des délégués
Le sénateur de l'Illinois, en dépit de sa défaite dans ces deux Etats importants où il avait pris momentanément la tête dans les sondages en fin de semaine dernière, a quant à lui affirmé qu'il était "en route pour gagner l'investiture". "Quoi qu'il arrive ce soir, nous avons pratiquement la même avance en terme de délégués que ce matin", a-t-il assuré à des milliers de partisans réunis à San Antonio, au Texas.
Le mode de scrutin -une proportionnelle très complexe- ne permet pas en effet au gagnant d'un Etat de creuser un écart significatif pour l'attribution des délégués, chargés de désigner formellement le représentant démocrate à la convention en août prochain. Selon les estimations de CNN, Barack Obama possède toujours environ une centaine de délégués d'avance : 1451 contre 1365 (cliquez ici pour voir l'infographie). Une chose est sûre : même en remportant la dizaine de scrutins à venir (cliquez ici pour voir le calendrier), aucun des deux prétendants du parti de l'âne ne pourra obtenir la majorité -2025- avec les "délégués affilés", issus des primaires et obligés de voter pour un candidat précis. Ce sont donc les "super-délégués", cadres du parti libres de choisir qui ils désirent, qui feront la décision.
"Conclure le plus vite possible la guerre en Irak"
Côté républicain, sans surprise tant il faisait figure de favori, John McCain sera le candidat pour la présidentielle. Après avoir gagné les quatre primaires dans le Texas, l'Ohio, le Rhode Island et le Vermont, il a dépassé la barre des 1191 délégués nécessaire à son investiture (cliquez ici pour voir l'infographie). Son dernier rival de poids, Mike Huckabee, a été contraint jeté l'éponge en le félicitant. "La bataille commence ce soir, elle aura ses hauts et ses bas", a annoncé le sénateur de l'Arizona, qui avait frôlé l'abandon l'été dernier faute d'argent et de conseillers. A 71 ans, il sera le plus vieux candidat de l'Histoire du parti de l'éléphant.
John McCain a déclaré que le prochain président des Etats-Unis devrait expliquer "comment conclure le plus vite possible la guerre en Irak" sans pour autant exacerber un conflit intercommunautaire qui risque de déstabiliser le Proche-Orient. Il s'est aussi engagé à oeuvrer à la relance de l'économie américaine et à la création d'emplois en réduisant les impôts et en limitant l'ingérence gouvernementale.
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