L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007 © LCILes informations de Volmar Pere, médiateur colombien indépendant chargé des relations entre la population et les autorités, datent de "février", mais elles confirment une fois encore l'état de santé alarmant de l'otage Franco-Colombienne. Volmar Pere a déclaré jeudi à la radio privée colombienne Caracol qu'Ingrid Betancourt dans un état de santé "très délicat, que ses conditions physiques et sa santé se sont détériorées". Et, nouvelle information : elle a été "soignée", a-t-il annoncé.
Selon les informations "vérifiées" de Volmar Pere, l'otage, séquestrée depuis le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a reçu des soins dans des "postes médicaux" dépendant des localités de José et El Retorno, dans le département de Guaviare, dans le sud-ouest du pays. Une zone contrôlée par les guérilleros. Selon les informations fournies au médiateur, l'otage franco-colombienne serait atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, une maladie de la peau transmise par des piqûres d'insectes. Il a ajouté que ses services étaient en contact avec les autorités de la province méridionale de Guaviare, bastion de la guérilla, pour pouvoir faire parvenir des médicaments à Ingrid Betancourt et à ses compagnons de détention.
Bogota relativise
Les autorités colombiennes ont aussitôt qualifié de "rumeurs" infondées ces nouvelles alarmantes fournies par le médiateur. Selon le haut commissaire à la paix du gouvernement, Luis Carlos Restrepo, "rien n'avait pu être corroboré". "Nous avons essayé d'entrer en contact avec les personnes qui rapportaient ces rumeurs, mais il n'y a rien de vrai, rien de solide", a-t-il souligné, affirmant que le président colombien Alvaro Uribe "restait préoccupé" par la santé de Betancourt.
Récemment, plusieurs journaux colombiens se sont fait l'écho de l'aggravation de son état et de la possibilité d'une libération imminente, alors que le gouvernement colombien assure ne pas détenir d'information. Le quotidien El Colombiano, de la localité de Medellin, avait repris dans son édition de mardi des témoignages de paysans du département de Guaviare affirmant avoir aperçu l'otage dans un état de santé alarmant. Le journal avait souligné que la guérilla marxiste pourrait la libérer "à court terme" dans cette région, où six otages ont déjà été relâchés unilatéralement par les rebelles depuis le début de l'année.
Les enfants de l'otage et le comité de soutien à Ingrid Betancourt organisent le 6 avril à Paris et dans plusieurs autres villes de France des "marches blanches" qu'ils espèrent être "les dernières" pour sa libération.
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