© AFP/Maria Flores![]() |
| La réconciliation générale |
Le moment historique a été retransmis en direct par les télévisions d'Amérique latine. La Colombie, l'Equateur et le Venezuela ont enterré vendredi la hache de guerre, leurs dirigeants se serrant publiquement la main lors d'un sommet après une semaine de crise.
"Et ainsi (...) ce problème, qui a fait tellement de dégâts, est résolu", a déclaré le président équatorien Rafael Correa avant de se lever et de serrer la main de son homologue colombien, Alvaro Uribe, allié de Washington. Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui avait imputé aux Etats-Unis la responsabilité de cette crise qui l'a vu envoyer des chars à la frontière avec la Colombie, a serré lui aussi vigoureusement la main d'Uribe, applaudi à tout rompre et souri abondamment.
Vif échange
La fin de ce différend, qui a éclaté samedi à la suite d'une intervention militaire colombienne en Equateur pour tuer le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), est intervenue contre toute attente à la fin du sommet du groupe de Rio, à Saint Domingue.
Peu avant les poignées de main historiques, Uribe et Correa, leader de gauche, avaient eu un vif échange. Correa avait qualifié de menteur son homologue colombien, conservateur, ce dernier l'ayant accusé de liens avec les rebelles. La crise s'était propagée à toute la région, le Venezuela et le Nicaragua, alliés de l'Equateur penchant eux aussi à gauche, l'imitant en rompant leurs relations diplomatiques avec la Colombie. Le Venezuela et l'Equateur ont également déployé des militaires à leurs frontières avec la Colombie, principal allié de Washington dans la région.
"Ce sera très difficile de restaurer la confiance"
Le Nicaragua a réagi à la fin du différend en rétablissement ses relations diplomatiques avec Bogota. Les Etats-Unis soutiennent la Colombie en lui fournissant une aide qui se chiffre en milliards de dollars pour lutter contre les groupes de guérilla et les trafiquants de cocaïne.
Le président de l'Equateur a déclaré samedi qu'il se "coordonnerait avec le Venezuela et envisagerait un calendrier" pour renouer des liens diplomatiques avec la Colombie, au lendemain de ce forum. "Le rétablissement des relations (...) prendra encore un peu de temps" a-t-il déclaré, soulignant : "ce sera très difficile de restaurer la confiance" avec la Colombie.
La libération de Betancourt n'est pas encore prévue |
Le ministre vénézuélien de l'Intérieur a affirmé vendredi que la libération d'Ingrid Betancourt par la guérilla des Farc n'était pas prévue "dans les prochains jours". "Nous ne savons pas si la guérilla a l'intention de libérer Ingrid Betancourt", a expliqué Ramon Rodriguez Chacin. Le ministre a ainsi démenti les informations parues dans la presse équatorienne, faisant état d'une libération imminente de l'ex-candidate à la présidentielle en Colombie. Le ministre a également rappelé que le gouvernement vénézuélien tentait d'oeuvrer pour favoriser l'"échange humanitaire" proposé par la guérilla qui propose de relâcher 39 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros détenus. Il a par ailleurs confirmé que le gouvernement vénézuélien avait reçu les preuves de vie de dix militaires colombiens, retenus en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). |
(D'après agences)
Retour MYTF1

Chargement en cours...





