L'ex-mari d'Ingrid Betancourt craint qu'elle "soit déjà morte"

le 29 mars 2008 à 07h51 , mis à jour le 29 mars 2008 à 21h07

Selon la Colombie, l'otage franco-colombienne est déplacée en permanence de camp en camp dans les forêts du sud du pays, "ce qui aggrave la situation".

L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007 © LCI

Les informations de ces dernières semaines concernant la santé d'Ingrid Betancourt ne laissent guère place à l'optimisme. Dernière en date, la Colombie affirme que la santé de l'otage franco-colombienne est "extrêmement fragile". "Selon des informations de la police, de l'armée et du ministère de la  Défense, nous avons établi qu'Ingrid Betancourt est très malade", indique le palais présidentiel colombien.
 
Un état de santé qui serait aggravé par des déplacements "permanents" dans les forêts du sud du pays. "Nous demandons aux Farc qu'ils libèrent immédiatement Ingrid Betancourt car elle risque de mourir. S'ils refusent, qu'ils acceptent au moins qu'une mission médicale internationale la soignent pour lui éviter la mort", a ajouté une source du palais présidentiel.

Son ex-mari craint qu'elle soit "déjà morte"

Son ex-mari Fabrice Delloye, qui avait annoncé fin février qu'elle souffrait d'une Hépatite B récurrente, a dit craindre samedi que l'otage "soit en train  de mourir, ou soit déjà morte", après des déclarations alarmistes de Bogota sur son état de santé. "Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie", a-t-il déclaré.

Devant la gravité des nouvelles concernant l'état de santé d'Ingrid Betancourt, le gouvernement colombien a affirmé qu'il était prêt à un accord humanitaire et à "réduire au minimum" ses exigences pour la sortie  de prison de guérilleros en échange de sa libération. Mais cette proposition se heurterait à la constitution colombienne, selon le procureur général de la nation. Il faut "que soient libérés la totalité des otages" détenus par les Farc, a-t-il précisé, pour que le Bureau du procureur soutienne le décret présidentiel. Samedi, le président colombien a par ailleurs indiqué que la France serait disposée à accueillir le ou les guérilleros colombiens qui libéreraient des otages. 

D'après agence

le 29 mars 2008 à 07:51
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Macmiche, le 29/03/2008 à 20h08

    Tout à fait d'accord!!!j'ai mal!!

  • Macmiche, le 29/03/2008 à 20h05

    On nous prépare,on nous prépare, et la mauvaise nouvelle va arriver!!!!!

  • 3117, le 29/03/2008 à 19h20

    Je ne pense pas qu'Ingrid soit morte, mais il est grand temps de faire quelque chose de concret et la sortir de cet enfer avec les autres. Maintenant, quoi qu'il arrive URIBE avec son grand copain( BUSH ) sont les seuls responsables de cette situation.

  • SEXTIER, le 29/03/2008 à 18h07

    C'est lamentable! Qu'une puissance comme la France ne soit pas foutue d'aller récupérer cette pauvre femme...Ils commencent à abuser les Farcs, le gouvernement colombien... Bien sur que la Colombie ouvre le parapluie! Je guette tous les jours les infos attendant avec angoisse l'annonce du décès d'Ingrid Bettancourt. C'est comme pour la Chine messieurs les politiques, il faut se bouger!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience