L'image d'Ingrid Betancourt, qui daterait du 24 octobre 2007 © LCIIngrid Betancourt ne serait pas en danger de mort imminent en dépit de problèmes de santé sérieux, affirme le haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo. Dans un entretien publié par le journal El Tiempo dimanche, il assure qu'"au sein du gouvernement, nous avons évalué toutes les informations qui nous sont parvenues et que nous avons partagées avec la France ; elles sont les suivantes : Ingrid est atteinte de maladies chroniques, mais elle n'est pas confrontée au risque imminent de mort". Le haut commissaire pour la paix a précisé que "tout semblait indiquer qu' [Ingrid Betancourt] est atteinte d'un problème gastro-intestinal chronique et présente aussi des signes de dénutrition", suggérant selon lui "un possible paludisme, sans doute du stress et une dépression".
"Nous avons en outre su par de nombreuses voies que son tempérament est fort, que ses querelles avec ses geôliers, ont parfois rendu les choses difficiles. C'est une situation difficile pour elle et les autres otages, mais il n'y a aucun risque imminent de mort comme le disaient les rumeurs de ces derniers jours", a-t-il insisté. Luis Carlos Restrepo n'a toutefois pas précisé quelle était l'origine de ses informations esquelles, a-t-il ajouté, sont partagées avec les gouvernements de France, d'Espagne et de Suisse, médiateurs dans ce dossier, via un "canal de communication directe" qu'il s'est refusé à révéler.
"Ingrid n'est pas dans un état si grave"
Cette semaine, la mère de l'otage Yolanda Pulecio, interrogée à Bogota par la chaîne de télévision France 3 sur ces rumeurs avait estimé qu'"Ingrid n'est pas dans un état si grave". "Ce sont des inventions. J'ai parlé avec le médecin qui a vu Ingrid dans la jungle. Elle n'a pas d'hépatite B. Elle n'a pas de leishmaniose", une maladie de peau qui peut parfois toucher le foie, avait-elle affirmé.
Selon l'ex-mari de l'otage, Fabrice Delloye, la mission humanitaire envoyée par la France pour secourir Ingrid Betancourt et annulée mardi dernier, avait été déclenchée sur la base d'un "message alarmant" de la guérilla des Farc "validé" par les émissaires chargés du dossier.
(D'après agence)
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