Ingrid Betancourt, en 2001 © TF1/LCINon, la mission humanitaire lancée pour secourir Ingrid Betancourt ne va pas quitter la Colombie. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a en effet assuré lundi que la mission lancée par la France "demeure en Colombie" et "est pleinement mobilisée" pour la libération de la Franco-colombienne ainsi que celle des autres otages. Certains médias français avaient pourtant évoqué un départ de Bogota de l'avion médicalisé de la mission.
L'avion était parti mercredi de Paris avec au moins un médecin et deux émissaires à bord pour Bogota où il est stationné depuis, avec pour objectif d'entrer en contact avec la guérilla des Farc et d'accéder à l'otage, dans le cadre d'une mission associant la France, la Suisse et l'Espagne.
Sur LCI, Bernard Kouchner a également déclaré que la France a le "sentiment" qu'Ingrid Betancourt "se porte mieux qu'on ne l'avait dit" ces derniers jours avec la multiplication de rumeurs alarmantes sur son état de santé. "Je peux hélas me tromper", a-t-il toutefois ajouté, sans donner l'origine de ses informations sur l'état d'Ingrid Betancourt.
Selon le diagnostic d'un médecin, intercepté il y a une quinzaine de jours par l'armée après l'avoir auscultée pour la guérilla, la Franco-colombienne souffrirait d'une forme grave de paludisme, d'une inflammation du foie et de dénutrition. Elle souffre également d'une hépatite B, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien. Fin mars, son ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, avait même déclaré craindre qu'elle "soit en train de mourir, ou soit déjà morte".
(D'après agence)
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