Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007, en Californie, le 12 octobre 2007 © LCI
Il n'a toujours pas pris parti pour Hillary Clinton ou Barack Obama. Une décision, si elle intervenait avant la fin des primaires, pourrait avoir un poids crucial dans le choix des électeurs démocrates. Al Gore est en effet aujourd'hui une sorte d'oracle du parti de l'âne. Certains le voient même comme un recours potentiel si les deux candidats continuent de s'écharper jusqu'à la convention -prévue fin août, elle désignera formellement le représentant du parti. Ses partisans proposent d'ailleurs déjà de le désigner comme candidat face à McCain.
On est évidemment encore loin de cette éventualité, qui est plus un fantasme médiatique qu'une réelle possibilité. En attendant, Barack Obama et Hillary Clinton tentent surtout de s'attirer les bonnes grâces du héraut de la lutte contre le réchauffement climatique.
"Rôle prépondérant"
Mercredi soir, Barack Obama lui a ainsi fait un appel du pied plus que voyant. Lors d'un réunion en Pennsylvanie, où est prévue la prochaine primaire le 22 avril, il a affirmé qu'il ferait appel à Al Gore au moment de constituer son équipe de gouvernement. "Je m'engagerai à ce qu'Al Gore soit à la table des discussions et joue un rôle prépondérant, parmi nous, dans l'élaboration de notre stratégie pour résoudre les problèmes", a expliqué Barack Obama. "C'est quelqu'un avec qui je discute régulièrement. Je le consulte d'ores et déjà sur ces questions. Le changement climatique est avéré. Nous devons le prendre en compte désormais", a-t-il ajouté.
On attend désormais la proposition d'Hillary Clinton pour Al Gore. De son côté, le prix Nobel de la Paix 2007 continue à garder à le silence.
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