Uribe inflexible, malgré l'insistance de Kouchner

le 29 avril 2008 à 08h14 , mis à jour le 29 avril 2008 à 08h28

Le président colombien refuse toujours la médiation d'Hugo Chavez réclamée par la mère d'Ingrid Betancourt et les familles des otages des Farc.

Alvaro Uribe et Bernard Kouchner en Colombie, le 29 avril 2008Alvaro Uribe et Bernard Kouchner en Colombie, le 29 avril 2008 © LCI

La tournée en Amérique du Sud du chef de la  diplomatie française Bernard Kouchner pour obtenir la libération des otages de  la guérilla des Farc, dont Ingrid Betancourt, a commencé lundi à Bogota par l'étape la plus délicate, compte tenu de la forte défiance des autorités colombiennes. Bernard Kouchner a été reçu lundi après-midi par son homologue colombien, puis dans la soirée par le président Alvaro Uribe, pour tenter de renouer le dialogue avec ses voisins et plaider pour un retour à la médiation d'Hugo Chavez, le président vénézuélien, dans le cadre des négociations avec les Farc.
 
Auparavant, le ministre des Affaires étrangères a rencontré Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, détenue par les Forces armées révolutionnaires depuis plus de six ans, ainsi que des familles d'autres otages. A l'issue de la rencontre, la mère d'Ingrid Betancourt a déclaré que les engagements des  présidents Hugo Chavez et Rafael Correa (Equateur) étaient nécessaires pour faire avancer un échange humanitaire, mais qu'il faut "maintenant que le président Uribe fasse un geste". De son coté, la sénatrice de gauche colombienne Piedad Cordoba, qui assistait également a cette réunion, a estimé que la libération des 39 otages des Farc "est dans les limbes" et que seul Hugo Chavez peut la  désentraver.
 
Médiations autorisées : l'Eglise et les délégués européens
 
Un responsable de la présidence colombienne précise pourtant que "tout est déjà verrouillé" et qu'un retour à une médiation du président du Venezuela Hugo Chavez dans l'affaire des otages est totalement exclu. Le président colombien a été clair dans les consignes qu'il a données à son Haut commissaire pour la paix concernant la visite de Bernard Kouchner. "Dites-lui que nous lui parlerons volontiers, mais que je ne peux rien lui  dire de plus que lui répéter que les seules médiations autorisées sont celles de l'Eglise et des délégués européens", a indiqué Alvaro Uribe.
 
Or, les Farc récusent toute médiation de l'Eglise qu'elles accusent d'être partiale, et refusent de discuter avec les médiateurs européens, qu'elles soupçonnent d'être à l'origine  de la localisation d'un campement des Farc par l'armée colombienne qui a permis le 1er mars l'élimination en Equateur de leur numéro deux, Raul Reyes.
 
D'après agence

le 29 avril 2008 à 08:14
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3 Commentaires

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  • PELTIER, le 29/04/2008 à 10h51

    Mais quand donc le Président URIBE fera-t-il preuve de diplomatie ? A-t-il une pierre à la place du coeur ? Il est inadmissible que le chef de l'état Colombien s'en rapporte à l'Eglise ou autres ..... Lui seul peut faire plier les FARC, alors qu'il agisse en son âme et conscience et non pas en considération de sa politique de m...

  • Alain, le 29/04/2008 à 10h43

    Oh, le méchant Uribe, semble dire votre article ! Mais si Uribe ne veut pas la médiation de Chavez, Les FARCS ne veulent pas de celle des Européens! Alors qui sont les méchants ? Au fait, ce sont tout de même ces bandes armées qui détiennent Ingrid Bétancourt et d'autres otages et qui ont commis d'horribles exactions parmi les populations qui sont sous leur contrôle. Bien sûr, ce sont des maffieux et des trafiquants de drogues mais ils sont marxistes, alors tapons sur Uribe l'affreux pro-américain!

  • Laurent, le 29/04/2008 à 10h37

    Arrêtons de discuter avec le dictateur Uribe. Cet homme a du sang sur les mains. Le traitre Kouchner n'a aucune chance de résonner cette personne qui se fout complètement de la vie des otages.

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