© AFP/Raul ArboledaNelly Avila Moreno, alias 'Karina', chef rebelle et figure emblématique des Farc, qui s'est livrée dimanche à la police, a lancé lundi un appel à ses anciens compagnons pour qu'ils en fassent de même. Cette Afro-Colombienne d'une quarantaine d'années qui commandait le front 47 des FARC a demandé lors d'une conférence de presse dans une caserne de l'armée aux membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) de "quitter la guérilla".
Précisant ensuite que le front 47 a "été décimé" et ne compte actuellement pas plus de 50 guérilleros, Nelly Avila a indiqué que sa décision de déserter a été "prise dimanche à la suite des dures pressions" des militaires sur le terrain. "Karina" a également catégoriquement niée être impliquée dans l'assassinat du père du président Alvaro Uribe en 1983. "Je ne sais pas et je n'ai jamais su qui a assassiné le père du président, je n'ai pas les mains souillées par ce meurtre", a-t-elle déclaré.
"Peur des représailles"
L'assassinat d'Alberto Uribe dans des conditions non élucidées est attribué par certains aux Farc, et par d'autres à des groupes de narco-trafiquants. "Karina", selon ses dernières déclarations visant à minimiser son rôle de chef guerillero, a affirmé qu'elle ne fait plus partie de la hiérarchie des Farc. Elle a aussi souligné qu'elle n'avait plus "depuis deux ans" de contacts avec les membres du Secrétariat (organe dirigeant) des Farc. "Maintenant j'ai peur de représailles des Farc contre ma famille", a conclu "Karina".
Le président colombien Alvaro Uribe avait adressé récemment à la chef rebelle un message public l'appelant à renoncer à la guérilla, en échange de garanties pour sa sécurité. Les Farc détiennent de nombreux otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle, dont la France cherche à obtenir la libération.
(D'après agence)
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