Manuel Marulanda, fondateur des FARC (Forces armée Révolutionnaire de Colombie) est décédé le 26 mars. En 40 ans, il avait fait des FARC, une armée clandestine financé par le trafic de drogue et la prise d’otage. © TF1/LCIL'armée colombienne a annoncé samedi le décès de Manuel Marulanda, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie, déjà donné pour mort à au moins 17 reprises. Le chef des Farc, âgé de 80 ans et vétéran de la guérilla, serait décédé le 26 mars, soit depuis près de deux mois et son remplaçant à la tête du mouvement devrait être Alfonso Cano, considéré comme l'actuel responsable idéologique, selon un porte-parole militaire. Le ministre de la Défense a indiqué à l'hebdomadaire que l'information a été donnée au gouvernement "par une source qui ne nous a jamais trompés". "Marulanda doit être en enfer", a ajouté le ministre.
Le chef guérillero "est décédé de mort naturelle", plus précisément d'une crise cardiaque, a pour sa part déclaré à la télévision privée Caracol le numéro deux de l'armée. "Maintenant c'est aux Farc de démontrer que cette information n'est pas vraie", a-t-il dit. L'agence ANNCOL, proche de la guérilla, souligne samedi sur son site internet qu'il n'existe aucune confirmation par la guérilla de ce décès annoncé par le gouvernement. "Ce qui est certain c'est que, pour Bogota, Marulanda doit être mort ou doit mourir le plus vite possible", ironise l'agence de presse.
Les chef de guérilla en France ?
Le président Alvaro Uribe s'est déclaré fort mécontent de la divulgation de cette information par le ministère de la Défense. Selon lui, des chefs de la guérilla sont en effet prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, "si le gouvernement (colombien) leur garantit la liberté". Ces dirigeants, a ajouté Alvaro Uribe, "seraient remis aux autorités de France pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté".
Alvaro Uribe a également rappelé son offre de payer une récompense pouvant atteindre 100 millions de dollars aux guérilleros qui désertent avec des otages. Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des Farc depuis plus de six ans. Ses conditions de santé sont alarmantes, selon des témoignagesconcordants. Les Farc ont proposé d'échanger 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros emprisonnés.
Prudence de la France |
La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade a exprimé dimanche l'"espoir" d'une libération d'Ingrid Betancourt après l'annonce de la mort du chef des Farc , tout en exprimant sa "prudence" sur cette information. Ce serait une "grande joie si une confirmation entraînait des libérations d'otages mais on ne peut pas se réjouir de la mort d'un homme, c'est bien évident", a-t-elle déclaré sur Radio J. De son côté, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est réjoui de l'annonce faite par le président colombien selon laquelle les Farc pourraient libérer des otages. "La mauvaise nouvelle potentielle, la difficulté très grave, ce serait que l'assaut [de l'armée colombienne] autour de l'endroit où sont retenus les otages se précise, et vous savez que, dans ce cas, les otages risquent leur vie", a-t-il toutefois ajouté. |
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




