© AFP PHOTO/Stan HONDA
La dernière ligne droite des primaires du marathon pour l'investiture démocrate entre Barack Obama et Hillary Clinton commence ce mardi avec la Caroline du Nord et l'Indiana (cliquez ici pour voir le calendrier).
La première, où vit une forte communauté noire, semblant acquise au sénateur de l'Illinois, la bataille se concentre donc sur le second et ses 72 "délégués ordinaires". Pour Hillary Clinton, la victoire y est une nouvelle fois indispensable, sous peine de voir les "super-délégués", ces cadres du parti pouvant se rallier à qui ils désirent, rejoindre Barack Obama.
"Le candidat le plus solide"
Dimanche, les deux rivaux ont donc profité des émissions politiques pour marquer leurs différences. Sur ABC, la sénatrice de New York s'est présentée comme la mieux à même de battre en novembre le républicain John McCain. "Quand le processus sera terminé début juin, les gens examineront les divers facteurs et décideront qui est le candidat le plus solide", a-t-elle déclaré, reprenant son thème favori de l'expérience.
Elle a également assuré qu'elle ne regrettait pas d'avoir menacé de rayer l'Iran de la carte si le pays lançait une attaque nucléaire contre Israël. "Pourquoi aurais-je des regrets ? On me demande ce que je ferais si l'Iran attaquait notre allié, un pays avec lequel beaucoup d'entre nous ont beaucoup de liens, et d'affection. Je pense que nous devons leur dire clairement qu'il leur en coûterait terriblement de faire une chose pareille", a-t-elle expliqué.
"Diplomatie de cow-boy"
Presque au même moment, sur NBC, Barack Obama dénonçait quant à lui les propos de son adversaire, l'accusant de vouloir mener une politique étrangère semblable à celle de George W. Bush. : "Ce n'est pas le type de langage dont nous avons besoin maintenant, et je pense que cela ressemble au langage de George W. Bush". "Notre politique étrangère repose sur les rodomontades, les bruits de bottes et les discours agressifs, et dans le même temps nous prenons une série de décisions stratégiques qui ont pour effet de renforcer l'Iran", a dénoncé le sénateur. "Il ne fait pas de doute que nous agirions avec force et de manière appropriée en cas d'attaque, nucléaire ou non. Mais il est important que notre langage montre à la communauté internationale que nous nous éloignons de la diplomatie de cow-boy", a-t-il insisté.
Barack Obama a également profité de l'occasion pour s'exprimer sur son ancien pasteur, le controversé révérend Jeremiah Wright, avec qui il a rompu (cliquez ici pour lire notre article). Il a estimé qu'il avait "jeté de l'huile sur le feu" la semaine dernière avec des déclarations "fondamentalement" opposées à sa propre vision de l'Amérique.
"Votez pour papa", "priez pour Hillary"
De manière plus anecdotique, Barack Obama et Hillary Clinton ont également de nouveau mis leur famille à contribution. Sasha Obama, 6 ans, la fille cadette du candidat, est ainsi montée à la tribune pour dire : "Votez pour papa". C'est la première fois que les deux petites filles accompagnaient leur père sur le terrain depuis les "caucus" de l'Iowa, au tout début du processus de sélection du candidat démocrate, début janvier. De son côté, Bill Clinton a demandé aux fidèles d'une église de prier pour sa femme. "Je ne viens pas pour vous demander de voter pour ma femme. Je viens ici pour vous demander de prier pour elle. Et de voter. Pour qui vous voulez. Exprimez-vous. Notre pays est dans une détresse terrible", a lancé l'ancien président.
Clinton en tête dans l'Indiana |
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