Clinton va savoir pour le Michigan et la Floride

Par , le 30 mai 2008 à 05h45 , mis à jour le 04 juin 2008 à 15h02

Le parti démocrate prend aujourd'hui sa décision sur la prise en compte ou non des résultats de ces deux Etats remportés par la sénatrice de New York.

clinton 20 mai 2008Hillary Clinton, le 20 mai 2008 © TF1/LCI

Primaires US 2008Pour avoir plus de poids dans la course à l'investiture démocrate, les instances locales du parti démocrate du Michigan et de la Floride ont avancé la date de leur primaire respective. Prévues en février par la direction nationale, elles les ont finalement organisées les 15 et 29 janvier.

Pour les "punir", le parti démocrate avait décidé par avance de ne pas prendre en compte les résultats de ces deux consultations dans la course à l'investiture et de ne pas attribuer les 368 délégués offerts par les deux Etats à la convention, qui désignera formellement le représentant démocrate fin août.
 
De leur côté, les différents candidats s'étaient également mis d'accord dans un premier temps pour ne pas y faire campagne -Barack Obama et John Edwards, qui était alors toujours en course, avaient même retiré les bulletins à leur nom dans le Michigan. Hillary Clinton s'y était logiquement très largement imposée, tout comme en Floride, malgré la présence cette fois de bulletins au nom de Barack Obama (cliquez ici pour voir les résultats).

Comparaison osée
 
Distancée depuis début mars par son rival dans la chasse aux délégués, Hillary Clinton réclame désormais que le parti de l'âne revienne sur sa décision et intègre finalement les délégués du Michigan et de la Floride à la convention, sur la base des résultats des 15 et 29 janvier. "Dans certains pays, les gens se prêtent à des élections dont les résultats sont infirmés -c'est ce qu'on voit maintenant au Zimbabwe", a-t-elle lancé dans une comparaison osée.

Si elle obtenait raison, cela lui permettrait de revenir quasiment à hauteur  du sénateur de l'Illinois, voire de le dépasser, pour les "délégués ordinaires" -issus des primaires, ils sont obligés de voter pour le candidat auquel ils sont affiliés, contrairement aux "super-délégués", cadres du parti libres de choisir qui ils désirent. Elle espère qu'ensuite que les "super-délégués" encore indécis feront pencher la balance en sa faveur (cliquez ici pour voir le rapport de force).

Pétition
 
Aucune solution amiable n'ayant été trouvée jusqu'à présent, une trentaine de membres de la "commission des règlements" du parti démocrate sont convoqués aujourd'hui à Washington pour prendre une décision. Etant donné que l'hypothèse d'un nouveau vote, évoquée au départ, a été écartée, plusieurs possibilités s'offrent au parti : rester sur le statu-quo actuel, prendre en compte les scrutins comme le réclame Hillary Clinton, ou encore se satisfaire d'une solution intermédiaire où seule une partie -probablement la moitié- des délégués des Etats serait attribuée, ce qui impliquerait que le sénateur de l'Illinois reste en tête -le camp Obama, qui affirme "vouloir rechercher l'unité du parti", se dit favorable à un tel compromis. Ce scénario assurerait de fait quasiment l'investiture à son champion.
 
Alors qu'il ne reste plus que trois primaires -Porto Rico demain, Montana et Dakota du Sud mardi-, Hillary Clinton tente de faire pression sur la commission. Elle a ainsi lancé une grande pétition et affrété des cars entiers pour que ses partisans manifestent près du siège du parti. Réplique du camp Obama : expliquant ne pas vouloir transformer la réunion en "cirque", il demande à ses partisans de ne pas tenir de contre-manifestation.



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Par Fabrice Aubert le 30 mai 2008 à 05:45
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