Hillary Clinton, le 13 mai 2008, après sa victoire à la primaire démocrate en Virginie occidentale © TF1/LCI
C'est une victoire sans appel, même l'une des plus larges depuis le début des primaires. Hillary Clinton s'est en effet imposée mardi en Virginie occidentale avec plus de 67% de voix face à Barack Obama (cliquez ici pour voir la carte des résultats).
Ce succès était largement attendu, puisque la composition sociologique (population blanche, âgée et ouvrière) de ce petit Etat correspond au cœur de cible de l'électorat de la prétendante à l'investiture démocrate. "Comme dans la chanson, c'est presque le paradis", a lancé la sénatrice de New York devant ses partisans lors de son discours.
Hillary Clinton, sur qui les pressions se multiplient pour stopper la bataille, a donc profité de l'occasion pour affirmer qu'elle avait l'intention d'aller jusqu'au terme du processus, le 3 juin. "La course n'est pas encore finie. Il y en avait qui voulaient que la course se termine là. Ils disaient 'abandonne', 'c'est trop dur', 'la montagne est trop haute' (...) Mais dans la Bible, nous savons que la foi déplace des montagnes", a-t-elle lancé (cliquez ici pour voir un extrait du discours).
Obama toujours en pole-position
Malgré cette belle victoire, la sénatrice de New York, à court d'argent, reste cependant loin derrière Barack Obama. Ce dernier, qui avait anticipé le succès de sa rivale afin d'en minimiser l'impact, domine toujours la course aux délégués. Et son camp ne s'est pas privé pour faire remarquer que la donne n'est quasiment pas changée. Les 28 "délégués ordinaires" de Virginie occidentale -issus des primaires, ils sont obligés de voter pour le candidat auquel ils sont affiliés lors de la convention, qui désignera formellement le candidat du parti de l'âne fin août- étant répartis à la proportionnelle, Hillary Clinton reste il est vrai loin derrière. Et les cinq scrutins à venir d'ici le 3 juin (cliquez ici pour voir le calendrier) ne lui permettront plus de refaire son retard. Et depuis le week-end dernier, le sénateur de l'Illinois est aussi en tête chez les "super-délégués", ces cadres du parti libres de choisir qui ils désirent.
Si son échec en Virginie occidentale ne devrait pas ternir l'image de "candidat démocrate virtuel" donnée désormais à Barack Obama, il montre en revanche une nouvelle fois ses difficultés à conquérir les voix de l'électorat ouvrier blanc, indispensable lors de l'élection générale face à John McCain en novembre.
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