Alfonso Cano, l'idéologue de la guérilla, prend la tête des Farc © LCILe chef historique des Farc mort, l'espoir de libération renaît dans le camp Betancourt. La mère et la soeur de l'otage exhortent les nouveaux dirigeants à libérer les otages. "Face aux derniers événements, nous faisons un appel au commandant Alfonso Cano - homme cultivé et progressiste - qui en prenant la direction des Farc à le pouvoir de pousser l'histoire en libérant Ingrid et les trois autres otages civils", écrivent Yolanda Pulecio et Astrid Betancourt. "Ces libérations déclencheront l'action décisive de la France et de la communauté internationale afin d'aboutir à l'accord humanitaire et de mettre la Colombie sur le chemin de la paix", ajoutent-elles.
Le comité de soutien à l'otage franco-colombienne a de son côté appelé à la prudence en soulignant qu'aucun signe ne laissait pour l'instant présager de changement pour les otages. Avec la mort de Manuel Marulanda, confirmée dimanche par les Farc, "c'est un cycle qui prend fin et laisse la place à une nouvelle phase de l'existence des Farc", estime le comité. "Les Farc ont la possibilité aujourd'hui d'avancer vers une paix historique, une paix avec le peuple colombien, une paix avec eux-mêmes. L'heure est à l'ouverture et il leur appartient de ne pas manquer le coche", poursuit le comité.
Marulanda mort, "coup le plus fort" encaissé par la guérilla
Le décès de Manuel Marulanda, constitue un coup dur pour la guérilla, confrontée aux désertions et à la disparition de plusieurs dirigeants, ce qui pourrait vraiment l'inciter à négocier pour régler le conflit colombien et le dossier des otages, selon les experts. "C'est un fait de la plus haute importance car Marulanda était le mythe fondateur des Farc", affirme un politologue à l'Université nationale de Bogota. Alfonso Cano, l'idéologue de la guérilla, le nouveau chef des Farc est considéré comme plus "modéré" que son prédécesseur.
"Alfonso Cano peut avoir une plus grande marge de manoeuvre pour un échange (d'otages) et le processus de paix, mais il doit faire face à un défi interne, celui de maintenir la cohésion", estime l'expert colombien. Les Farc, qui luttent contre les autorités colombiennes depuis 1946, réclament la libération de 500 guérilleros détenus, en échange d'un groupe de 39 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée il y a plus de six ans alors qu'elle postulait à la présidence du pays. L'ex-haut commissaire du colombien pour la paix estime lui que le décès de Marulanda est le "coup le plus fort" jamais encaissé par la guérilla. "Marulanda donnait une cohésion à la guérilla, il écoutait toutes les opinions et définissait une seule position. C'était l'homme historique, le fondateur, celui qui avait le dernier mot", poursuit-il.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




