Manuel Marulanda, fondateur des FARC (Forces armée Révolutionnaire de Colombie) est décédé le 26 mars. En 40 ans, il avait fait des FARC, une armée clandestine financé par le trafic de drogue et la prise d’otage. © TF1/LCILa guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie a confirmé dimanche la mort de son chef historique, Manuel Marulada. "Le grand leader est parti", a déclaré le membre du secrétariat des Farc, Timoleon Jimenez, à la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur. Des déclarations ensuite reprises par les télévisions colombiennes. Manuel Marulanda, 80 ans, est mort d'une brève maladie, a ajouté le membre du secrétariat, qui précise qu'Alfonso Cano, considéré comme le responsable idéologique de la guérilla, en assumera désormais le commandement. Samedi, l'armée colombienne avait annoncé le décès du numéro un des Farc, déjà donné pour mort à au moins 17 reprises. Il serait décédé le 26 mars "de mort naturelle", plus précisément d'une crise cardiaque, avait déclaré à la télévision privée Caracol le numéro deux de l'armée.
Le chef des Farc abattu en Colombie
Alfonso Cano dirigeait les Forces armées révolutionnaires de Colombie depuis 2008. Il a été tué vendredi lors de combats ayant suivi le bombardement d'un campement où ses effets personnels ont été trouvés.
Publié le 05/11/2011
Avant que les Farc ne confirment l'information, le président Alvaro Uribe s'était déclaré fort mécontent de la divulgation de la mort de Manuel Marulada par le ministère de la Défense. Selon lui, des chefs de la guérilla sont en effet prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, "si le gouvernement (colombien) leur garantit la liberté". Ces dirigeants, avait ajouté Alvaro Uribe, "seraient remis aux autorités de France pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté".
Il faut de la "prudence"
L'annonce d'éventuelles libérations d'otages par les Farc est une "très bonne nouvelle", a estimé dimanche à Beyrouth le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. "La mauvaise nouvelle potentielle, la difficulté très grave, ce serait que l'assaut (de l'armée colombienne) autour de l'endroit où sont retenus les otages se précise, et vous savez que, dans ce cas, les otages risquent leur vie", a-t-il toutefois ajouté. Nicolas Sarkozy a lui appelé à la "prudence". "Je suis la situation minute par minute. Je voudrais demander à chacun de faire le moins de déclarations possibles, il y a des otages et la situation est mouvante", a-t-il insisté.
De leur côté, la mère et la soeur d'Ingrid Betancourt ont exhorté dimanche les Forces armées révolutionnaires de Colombie à libérer des otages pour faciliter un accord humanitaire. "Face aux derniers événements, nous faisons un appel au commandant Alfonso Cano - homme cultivé et progressiste - qui en prenant la direction des Farc à le pouvoir de pousser l'histoire en libérant Ingrid et les trois autres otages civils", ont écrit Yolanda Pulecio et Astrid Betancourt dans un communiqué. Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des Farc depuis plus de six ans. Ses conditions de santé sont alarmantes, selon des témoignages concordants.
D'après agence
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