Nicolas Sarkozy et George W. Bush le 7 novembre 2007 © LCI.frAprès la Slovénie, où il a participé mardi au sommet UE/Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie et le Vatican, George W. Bush poursuit sa tournée d'adieux en Europe par la France - il la terminera au Royaume-Unis. Il arrivera cet après-midi à Paris où il dînera en privé à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy -les deux hommes seront accompagnés par leurs épouses.
Les deux hommes se retrouveront une seconde fois demain matin avant de donner une conférence de presse (en direct sur LCI et LCI.fr à 11h45). Le locataire de la Maison-Blanche profitera également de son séjour parisien pour visiter le cimetière américain de Suresnes et le Mont-Valérien, dans la banlieue de la capitale.
"Différences"
George W. Bush débarque en France dans un climat apaisé depuis la visite de Nicolas Sarkozy en novembre à Washington, qui a effacé les années de brouille nées de l'opposition résolue de Jacques Chirac à la guerre en Irak. Dans un entretien diffusé par France 3, George W. Bush a planté le décor de ce qui devrait être son dernier séjour officiel en France : Nicolas Sarkozy est son "ami" et la relation entre leurs deux pays est "excellente", "même si nous avons nos différences".
Comme il l'a fait lors des autres étapes de sa tournée européenne, George W. Bush doit évoquer avec le futur président de l'Union européenne l'ensemble des grandes questions de l'heure, de l'Iran à l'Afghanistan, en passant par le Moyen-Orient et la hausse des prix de l'or noir. Il doit notamment insister pour un renforcement des sanctions financières de l'UE contre Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Les deux présidents affichent une large identité de vues sur beaucoup de ces dossiers, notamment en Afghanistan, où la France a répondu favorablement à l'appel des Etats-Unis en annonçant le renforcement de son contingent militaire- une convergence dans laquelle l'opposition française dénonce un "alignement" sur Washington.
Sujets de frictions
Même dans ce ciel sans nuage, les deux responsables devraient néanmoins évoquer quelques sujets de frictions, comme la reprise des contacts entre la France et la Syrie, l'entrée de la Turquie dans l'UE, souhaitée à Washington mais refusée par Paris, ou la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans un discours aux accents de testament diplomatique qu'il doit prononcer cet après-midi au siège parisien de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), George W. Bush doit plus globalement insister sur la bonne santé retrouvée des relations euro-américaines. "Lorsque le temps sera venu d'accueillir un nouveau président américain en janvier prochain, je serai ravi de lui montrer que les relations entre les Etats-Unis et l'Europe n'ont jamais été aussi larges et dynamiques", écrit-il dans cette intervention déjà donnée à la presse par la Maison Blanche.
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