Les présidents Bush et Sarkozy le 14 juin © DR"C'est un homme intéressant, plein d'énergie. Il est très sage, il me dit ce qui le préoccupe et chaque fois que je l'ai rencontré, nous avons eu des conversations pleines de sens." Au 2e jour de l'étape française de sa ‘tournée d'adieu' en Europe, le président américain n'a pas tari d'éloges sur son homologue français, samedi lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée. Ni sur son épouse. Carla Bruni-Sarkozy est "très intelligente" et "très compétente", a lancé George W. Bush. Lui et sa femme, Laura, ont d'ailleurs pris "beaucoup de plaisir à rencontrer" la Première Dame. Les deux couples présidentiels ont dîné vendredi soir à l'Elysée. "Je comprends pourquoi vous l'avez épousée, et je comprends également pourquoi elle vous a épousé."
Sur le fond, les deux présidents ont évoqué ensemble les sujets internationaux. Ils ont ainsi affiché leurs "convergences" retrouvées en mettant à nouveau en garde l'Iran sur son programme nucléaire militaire et en intimant à la Syrie de prendre ses distances avec Téhéran. George Bush s'est dit "déçu" que les dirigeants iraniens aient refusé une offre de coopération des grandes puissances en vue de la suspension de son programme d'enrichissement d'uranium. "L'obtention par l'Iran de la bombe nucléaire est inacceptable, c'est clair. C'est une menace inacceptable pour la stabilité du monde, surtout rapportée aux déclarations répétées du président actuel de l'Iran", a renchéri Nicolas Sarkozy en référence aux menaces lancées par Mahmoud Ahmadinejad contre Israël.
Quant à la Syrie, s'il a une nouvelle fois justifié sa décision de reprendre des contacts directs avec le régime du président Bachar al-Assad, le président français a demandé "que la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête pour avoir une arme nucléaire". "A partir de ce moment-là, le processus se poursuivra", a-t-il lancé. Les Etats-Unis ont publiquement manifesté leurs réserves à la main tendue par Paris à un régime qu'ils considèrent comme l'un des principaux soutiens au terrorisme international. Samedi, George W. Bush n'a pas évoqué publiquement le sujet mais a lui aussi demandé à Damas de se démarquer de l'Iran et du terrorisme.
La "première amie de l'Amérique"
Interrogé sur la victoire du non au référendum irlandais, qui replonge l'UE dans une crise institutionnelle, Nicolas Sarkozy a affirmé samedi qu'il fallait "continuer le processus de ratification" du traité européen de Lisbonne "de façon à ce que le non irlandais ne devienne pas une crise" et appelé à réfléchir sur l'UE et à "faire différemment" (lire notre article).
Après la Slovénie, l'Allemagne, l'Italie et la France, George Bush doit quitter Paris dimanche pour Londres, dernière étape de son périple européen, à quelques mois de la fin de son bail de huit ans à la Maison Blanche. Auparavant, George Bush s'est rendu samedi dans l'après-midi au cimetière militaire de Suresnes, près de Paris, où reposent 1.500 soldats américains tombés lors de la Première et la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les corps de 24 soldats inconnus de la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite visité le fort du Mont Valérien, où les nazis exécutèrent plus d'un millier de résistants français. "Que Dieu bénisse ceux qui reposent ici", a-t-il écrit dans le livre d'or du mémorial.
Lors d'un discours prononcé vendredi au siège parisien de l'Organisation pour la coopération de le développement économiques (OCDE), George W. Bush s'était réjoui de l'état des relations entre les Etats-Unis et la France, élevée au rang de "première amie de l'Amérique", et a appelé les pays européens à faire plus pour l'Irak, ainsi que pour l'Afghanistan.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




