Barack Obama, le 6 mai 2008 © TF1/LCI
La religion n'a jamais été aussi présente et pesante dans une course à la Maison Blanche. Et encore une fois, c'est Barrack Obama qui se trouve au cœur de la polémique. Le candidat à l'investiture démocrate a décidé de rompre défintivement avec la paroisse de Chicago à laquelle il appartenait depuis une vingtaine d'années. Cette rupture intervient seulement quelques jours après qu'un prêtre catholique, le père Michael Pfleger, un ami de Barrack Obama, se soit attaqué à Hillary Clinton.
Devant la congrégation de Trinity, le père s'est cruellement moqué de l'ex-première dame : "je crois vraiment qu'elle a toujours pensé 'c'est à moi, je suis la femme de Bill, il suffit que je me présente', et puis venu de nulle part, il arrive, 'salut, je suis Barack Obama'. Et elle s'est dit: 'oh, zut. D'où tu sors? Je suis blanche. J'y ai droit. Il y a un homme noir qui me vole mon dû'", avait dit le père Pfleger, un catholique blanc, avant de mimer de prétendus sanglots d'Hillary Clinton.
Deuxième "rupture" en un mois
Dès la diffusion de ces propos, Barrack Obama s'était dit "profondément déçu par le discours de division et rétrograde du père Pfleger, qui ne correspond pas au pays que je vois ni au désir des gens à travers l'Amérique de se rassembler dans une cause commune", mais l'équipe d'Hillary Clinton avait jugé cette condamnation insuffisante. Les liens ont donc été totalement rompus. "Ce n'est pas une décision que j'ai prise à la légère et franchement c'est une décision que je prends avec une certaine tristesse", a déclaré le sénateur de l'Illinois, soulignant que c'était "la bonne chose à faire dans l'intérêt de l'église et de notre famille".
Cette nouvelle polémique intervient un mois après que Barrack Obama eut rompu avec le pasteur Jeremiah Wright, l'ancien responsable de l'église United Trinity Church qui l'avait marié et avait baptisé ses filles. Adepte de la "théologie de la libération noire", ce pasteur est prompt à dénoncer le racisme anti-noir selon lui à l'oeuvre dans les institutions américaines. Les prêches incendiaires du pasteur Wright étaient pain béni pour les républicains et ont mis le sénateur sur la défensive. Depuis qu'il avait condamné le pasteur Wright, Barrack Obama n'avait plus été vu dans cette église de la communauté noire de Chicago.
D'après agence
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