Ingrid Betancourt attendue à Paris à 16 heures

le 04 juillet 2008 à 07h21 , mis à jour le 04 juillet 2008 à 14h31

L'ex-otage a quitté Bogota dans la nuit, direction Villacoublay, où elle sera accueillie par Nicolas et Carla Sarkozy. A suivre en direct sur TF1, LCI et LCI.fr.

[Expiré] [Expiré] betancourt enfants retrouvailles © AFP

Pas de temps mort pour Ingrid Betancourt. L'ex-otage semble être en forme, seulement quelques heures seulement après sa libération. En tout cas suffisamment pour enchaîner en 24 heures les conférences de presse, entrecoupées de retrouvailles émouvantes avec sa famille. Et dans la nuit, elle a quitté la Colombie et Bogota, direction Paris. Son arrivée est prévue à 16 heures. (A suivre en direct sur TF1, LCI et LCI.fr). Elle sera accueillie par Nicolas et Carla Sarkozy.
 
"J'ai hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi", a confié Ingrid Betancourt, libérée mercredi après plus de six ans de captivité aux mains des Forces  armées révolutionnaires de Colombie. "Je voudrais embrasser le président Chirac et mon ami de toujours, Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les  otages, pour nous tous", a-t-elle poursuivi. "Je veux embrasser le président Sarkozy pour lui dire que je  l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a-t-elle dit. "C'est une histoire incroyable avec une fin heureuse", et "je veux venir en  France pour remercier tous les Français et partager ce moment de bonheur avec  eux. Je suis dans un état second, merveilleux, c'est un miracle", a-t-elle ajouté.

Elle sera reçue par Benoit XVI

Vendredi matin, l'ex-otage a par ailleurs donné des détails sur ses conditions de détention. "Les tortures, vexations et humiliations" ont existé pendant les six années et quatre mois de sa détention, a-t-elle déclaré sur Europe 1. "La seule chose à dire à ce sujet, c'est le devoir que  nous avons chacun de nous surveiller. J'ai senti qu'il y a des tentations à se laisser aller à des comportements démoniaques. Je pense qu'il faut garder  une grande spiritualité pour ne pas glisser dans cet abîme". "J'ai eu les chaînes tout le temps, 24 heures sur 24, pendant trois ans", a-t-elle dit. "Il y avait des moments de grandes crises, de grande dureté, de sévices. Il  y avait des moments où ils essayaient de montrer un autre visage parce que c'était tellement monstrueux que je pense qu'ils en étaient eux-mêmes dégoûtés".
 
Le président de la République a lui déclaré qu'il serait "ravi" de la recevoir à l'Elysée pour les festivités du 14 juillet. "On peut l'envisager mais je ne peux pas vous l'annoncer. Il faut la laisser avec sa famille décider", a-t-il précisé. Depuis Bogota, Ingrid Betancourt a d'ailleurs déclaré à RTL qu'elle ne resterait que "quelques jours" en France, "parce que je veux transmettre les remerciements de tous les Colombiens au peuple français".

La France n'a pas pris part à la libération

Jeudi, l'ex-otage est aussi allée se recueillir à Bogota sur la tombe de son père Gabriel Betancourt, un ancien ministre de l'Education, mort le 23 mars 2002, un mois après l'enlèvement de sa fille. Après son escale à Paris, elle sera réçue la semaine prochaine au Vatican par le pape Benoit XVI. Mais la date n'est pas fixée, a annoncé le Vatican.

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a affirmé jeudi que la France n'avait "pas pris part" à l'opération qui a permis la libération d'Ingrid Betancourt. Toutefois, "nous n'avons pas été surpris, dans la mesure où l'idée de manoeuvre, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois", a-t-il affirmé. "Il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là", a reconnu ce proche du président Nicolas Sarkozy. "Ce dénouement, nous l'avons appris un quart d'heure avant que les dépêches de presse colombiennes ne commencent à émettre les informations" mercredi soir.

Des Israéliens impliqués dans l'opération ?

Deux conseillers israéliens auraient participé aux préparatifs de la libération d'Ingrid Betancourt, a rapporté vendredi la radio militaire israélienne, même si elle ne fournit aucun détail sur leur rôle. Le ministère israélien de la Défense s'est abstenu de confirmer ou de démentir la nouvelle. Il a confirmé toutefois que des "sociétés privées israéliennes dans le domaine de la sécurité opèrent en Colombie avec le feu vert du ministère" tout  en déclarant ignorer le détail de leurs opérations. En revanche, un officier supérieur israélien depuis peu à la retraite, à la tête en Colombie d'une société de conseil  aux forces spéciales colombiennes, a affirmé à la presse avoir contribué à la  réussite de l'opération. "Nous avons fourni aux forces spéciales des moyens sophistiqués pour  combattre" la guérilla, a-t-il déclaré au quotidien Yediot Aharonot. Les forces spéciales colombiennes seraient équipées des matériels les plus  modernes: fusil d'assaut israélien Tavor à visée holographique, fusil M-4 et  hélicoptères Blackhawk américains. Ces unités colombiennes sont conseillées par plus d'un millier de Bérets  verts américains, des instructeurs israéliens et des membres des SAS britanniques.

D'après agence

le 04 juillet 2008 à 07:21
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5 Commentaires

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  • Cece, le 04/07/2008 à 09h10

    Bon retour a paris

  • Mareaneagra, le 04/07/2008 à 09h04

    Bravo ! sacrée bonne femme ! que le bon Dieu la protege !

  • Seb, le 04/07/2008 à 08h41

    Pour quelqu'un qui etait mourrante il y a quatre mois... je le trouve en pleine forme...

  • Phebe, le 04/07/2008 à 08h13

    Formidable, je n'ai pas de mots pour décrire la joie de cette liberation

  • Quentin, le 04/07/2008 à 07h57

    Ah ingrid enfin libéré tant mieu pour elle :D

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