"La France vous aime", assure Nicolas Sarkozy sur le tarmac. "La France, mon autre famille", répond Ingrid Betancourt. © TF1/LCI"Je vous dois tout. Quand je regarde le président Sarkozy, je regarde cet homme extraordinaire qui a temps lutté pour moi et je regarde à travers lui toute la France". Dans ses premiers mots prononcés vendredi après-midi sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay, Ingrid Betancourt a rendu un hommage appuyé à Nicolas Sarkozy, auquel elle a pris la main quelques instants.
Pendant son discours, long de six minutes, Ingrid Betancourt est également revenue sur les conditions de sa libération et notamment sur le rôle indirect joué par Nicolas Sarkozy dans l'opération -le chef de l'Etat n'a pas été prévenu et n'a été mis au courant qu'une fois les otages libérés. "Cette opération extraordinaire, parfaite de l'armée colombienne (...) est aussi le produit de votre lutte. Vous m'avez sauvé la vie", a-t-elle dit.
Pour étayer son raisonnement, elle a expliqué que la France "avait insisté sur le fait qu'elle s'opposerait à une opération militaire qui mettrait en risque la vie des otages". Sans cette insistance, "au bon moment, avec la force et l'énergie nécessaires, probablement nous aurions connu d'autres échecs", a ajouté Ingrid Betancourt, en faisant référence à une première tentative colombienne de libération par la force qui n'avait pas fonctionné.
Pour l'ex-otage, la "stratégie" mise au point mercredi par l'armée colombienne -une opération d'infiltration et d'intoxication où le commando n'était pas armé- est donc le "le fruit de la réflexion commune" de la Colombie et de la France.
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