Barack Obama rencontrant Tony Blair à Londres (26 juillet 2008) © TF1/LCIAprès Paris, Londres ; après Nicolas Sarkozy, Gordon Brown et Tony Blair. Dès vendredi soir, Barack Obama était arrivé dans la capitale britannique, ultime étape d'une tournée qui l'avait conduit au Moyen-Orient et en Europe. Samedi matin, le sénateur et candidat démocrate s'est entretenu avec l'ancien Premier ministre Tony Blair, devenu émissaire du "quartette" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient. Les deux hommes ont fait le point sur le processus de paix dans la région et ont parlé du changement climatique, un thème sur lequel Tony Blair a abondamment travaillé depuis son départ de la tête du gouvernement britannique.
Le sénateur de l'Illinois s'est ensuite rendu au 10 Downing Street, pour y être reçu par Gordon Brown, avec lequel il avait déjà dîné vendredi soir dès son arrivée sur le sol du Royaume-Uni. Soucieux de maintenir une stricte neutralité dans l'élection présidentielle américaine, Gordon Brown a décidé de ne pas s'exprimer publiquement en sa compagnie et de le laisser répondre seul aux questions de la presse, à l'issue de leur entrevue. Le candidat républicain à la présidentielle de novembre John McCain avait été traité de la même manière lors de sa visite en mars.
Rétablir la crédibilité d'Obama
A l'issue de cette rencontre, Barack Obama a souligné l'"affection profonde et durable" et la "gratitude" des Américains envers la Grande-Bretagne. "Nous avons traversé ensemble deux guerres mondiales, nous parlons la même langue, nous croyons tous deux à l'Etat de droit et au respect de la loi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Il y a en Amérique une affection profonde pour le peuple britannique et une fascination pour tout ce qui est britannique, qui n'est pas près de disparaître", a-t-il insisté. Barack Obama a par ailleurs souligné la "gratitude" du peuple américain pour l'aide apportée par les Britanniques dans les conflits en Afghanistan et en Irak, où sont déployés respectivement 4.100 et 7.700 soldats britanniques aux côtés des troupes américaines.
En fin d'après-midi, le sénateur de l'Illinois a quitté Londres pour sa ville de Chicago. Au Moyen-Orient puis en Europe, son voyage d'une semaine visait en premier lieu à rétablir la crédibilité du sénateur démocrate en matière de politique étrangère, largement contestée par John McCain, qui le juge inexpérimenté en la matière. Une tournée qui a permis au sénateur métis de mesurer sa popularité en Europe. Ainsi en Allemagne, où il est souvent comparé à John Fitzgerald Kennedy, Obama a prononcé jeudi l'unique discours public de sa tournée devant pas moins de 200.000 personnes, au pied de la Colonne de la Victoire du Tiergarten de Berlin.
D'après agence
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