Nicolas Sarkozy depuis l'ELysée le 2 juillet 2008 © TF1/LCI Voir l'allocution du Président Sarkozy | Voir Mélanie et Lorenzo puis Astrid Betancourt s'exprimer sur la libération |
"Il y avait une petite lueur d'espoir. Ce soir c'est toute la France qui est heureuse de récupérer Ingrid Betancourt". C'est sur ces mots que se termine la brève allocution du président de la République, Nicolas Sarkozy, enregistrée et diffusée deux heures environ après l'annonce par le gouvernement colombien de la libération de la plus célèbre des otages de guerilleros colombiens. "Aujourd'hui s'achève donc un calvaire de plus de six années. Ingrid est en bonne santé", annonce le président de la République.
Le chef de l'Etat remercie tout d'abord le président colombien Alvaro Uribe pour cette libération et y appelle les Farc à cesser "leur combat absurde et moyenâgeux", réitérant toutefois son offre d'asile aux guérilleros qui déposeraient les armes. "Que le président Uribe reçoive la gratitude de l'ensemble du peuple français", déclare le président de la République qui remercie "tous les autres chefs d'Etat d'Amérique du Sud" et notamment le président Hugo Chavez dont l'intervention a été très critiquée.
"On est fier de son courage"
Nicolas Sarkozy rend aussi un hommage appuyé à "Tous ceux qui en France se sont mobilisés : les comité de soutien, les artistes", citant notamment le chanteur Renaud Séchan. "Je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'"on est fier de son courage, qu'on est heureux pour elle", a ajouté le président, entouré des deux enfants de l'ex-otage Mélanie et Lorenzo, et de sa soeur Astrid.
"Il y a encore des otages"
"Je pense à toutes ces années de combat et à tous les gens qui nous ont soutenus. Il y a encore des otages qui sont dans la jungle, il faut se battre pour leur libération", a déclaré Mélanie, la voix nouée par l'émotion. "Nous avons gagné un combat pour la liberté (...), c'est le meilleur moment de ma vie", a dit Lorenzo, après avoir remercié Nicolas Sarkozy d'être parvenu à "la libération de maman, et des autres otages". "Il y en a d'autres, mais je pense que le processus est enclenché", a-t-il ajouté.
Peu auparavant, le chef de l'Etat s'était entretenu longuement avec le président colombien Uribe tandis que se trouvait dans son bureau de l'Elysée, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Ce dernier a exprimé dans un communiqué sa "joie immense" avant de prendre un avion pour la Colombie en compagnie de la famille de l'ex-otage.
| "Nous n'oublions pas le soldat Shalit" |
| Le président Nicolas Sarkozy a assuré mercredi, après la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, que la France n'oubliait pas le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu comme otage par le mouvement palestinien Hamas à Gaza depuis deux ans. "Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat (Gilad) Shalit et pour ses parents. Nous ne l'oublions pas. La France est toujours prête à se mobiliser quand quelqu'un est injustement retenu", a affirmé Nicolas Sarkozy. |
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