Obama livre sa vision de la guerre contre le terrorisme

Par , le 15 juillet 2008 à 18h40 , mis à jour le 15 juillet 2008 à 23h04

Le candidat démocrate estime que l'Irak, dont il prône un retrait pour 2010, a caché le véritable front, qui est, selon lui, la base d'Al-Qaïda au Pakistan.

Un soldat américain en IrakUn soldat américain en Irak © Abacapress

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Editorial publié lundi dans le New York Times puis discours prononcé mardi à Washington : avant de se rendre en Israël et en Cisjordanie la semaine prochaine, puis en Irak et en Afghanistan à une date non précisée pour des questions de sécurité, Barack Obama a lancé une offensive sur son programme de politique étrangère, et notamment sur la question de la guerre contre le terrorisme. Objectif : faire taire les critiques sur sa supposée inexpérience sur le sujet.
 
Dans le quotidien new-yorkais, il avait tout d'abord réitéré son souhait de voir la majorité des troupes américaines quitter l'Irak à l'horizon de l'été 2010 et s'était engagé de ne pas y maintenir de bases militaires permanentes. "Après ce redéploiement, une force résiduelle en Irak aurait des missions limitées : poursuivre les restes d'Al-Qaïda en Mésopotamie, protéger les services américains et, tant que les Irakiens feront des progrès politiques, entraîner les forces de sécurité irakiennes", explique-il. Le sénateur de l'Illinois estime que la fin de la guerre en Irak permettra aux Etats-Unis "de réaliser (leurs) objectifs stratégiques plus larges, à commencer par l'Afghanistan et le Pakistan, où les talibans reviennent et où Al-Qaïda a trouvé refuge".
 
"La base d'Al-Qaïda s'étend au Pakistan"
 
Après la réplique de George W. Bush, qui juge "artificiels" les calendriers de retrait, Barack Obama a délivré de manière plus précise sa vision de la guerre contre le terrorisme dans une intervention mardi. Voulant associer au maximum John McCain au président sortant, le représentant du parti de l'âne critique vivement les deux hommes, qui prônent la fermeté et la poursuite de la guerre en Irak.
 
Selon lui, les deux hommes se trompent de cible : l'urgence n'est pas l'Irak, mais le front afghan-pakistanais. "Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s'en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n'est pas l'Irak, et ça ne l'a jamais été", a déclaré Barack Obama. "La base Al-Qaïda est en train de s'étendre au Pakistan, probablement pas plus loin de son ancien sanctuaire afghan qu'un trajet de train entre Washington et Philadelphie", a-t-il ajouté, soulignant que "s'il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région où le 11-Septembre avait été préparé. Et pourtant aujourd'hui nous avons cinq fois plus de militaires en Irak qu'en Afghanistan". "Cette guerre en Irak pèse sur notre sécurité, notre statut dans le monde, notre armée, notre économie et les ressources qu'il nous faut pour faire face aux défis du 21e siècle", affirme le sénateur de l'Illinois.
 
Il souligne donc sa volonté de "finir la guerre en Irak de façon responsable" afin de redéployer les troupes et "mener à bien le combat contre Al-Qaïda et les talibans", "sécuriser les armes et matériaux nucléaires des terroristes et des Etats voyous" (il a diffusé mardi un nouveau clip de campagne sur le sujet), "arriver à une véritable sécurité énergétique" et "reconstruire nos alliance pour être à la hauteur des défis du 21e siècle".
 
McCain : "Obama a parlé avant même d'être parti sur le terrain"
 
John McCain n'a pas tardé à réagir : "Je note que Barack Obama a parlé aujourd'hui de son plan pour l'Irak et l'Afghanistan avant même d'être parti sur le terrain, avant d'avoir discuté avec le général Petraeus (ndlr : le commandant en chef américain), avant d'avoir constaté les progrès réalisés en Irak et avant d'avoir posé pour la première fois le pied en Afghanistan", relève le candidat républicain. "Selon mon expérience, les missions d'information fonctionnent généralement mieux en sens inverse : d'abord vous évaluez la situation sur le terrain, ensuite vous présentez une nouvelle stratégie", conclut le sénateur de l'Arizona.
 
Il ne se prive pas également de faire remarquer qu'il s'est rendu en Irak à plusieurs reprises -son dernier voyage remonte à mars, juste après sa victoire dans les primaires-, alors que la seule visite de Barack Obama date quant à elle de janvier 2006, dans le cadre d'une délégation du Congrès.
 

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Par Fabrice Aubert le 15 juillet 2008 à 18:40
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2 Commentaires

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  • PHOENIX, le 15/07/2008 à 23h34

    Je prefere la frite que l immobilier........................chacun son point de vue mais il est sure qu il faut mieux estimer l etat d un pb sur place qu à l exterieur..................

  • Mundele, le 15/07/2008 à 20h45

    Obama est très sage ,pour moi, il a raison ,par ce que US depense beaucoup pour l'iraq

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