En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Obama maintient sa fermeté envers les Noirs

Edité par
le 15 juillet 2008 à 11h05
Temps de lecture
4min
obama fête des pères

Barack Obama, le 15 juin 2008 / Crédits : TF1/LCI

A lire aussi
AmériquesAprès la polémique sur ses propos, le candidat démocrate a redit lundi qu'il fallait que les Noirs prennent leurs responsabilités pour améliorer leur existence.

picto elections usa articleBarack Obama persiste et signe. Mi-juin, lors d'un discours prononcé le jour de la fête des pères, le candidat démocrate avait appelé tous les hommes concernés, et surtout les Noirs, à prendre leurs responsabilités dans les familles en perdition et les quartiers difficiles (cliquez ici pour voir la vidéo). Né d'un père kenyan et d'une mère blanche, sans lien réel avec les Afro-Américains descendants d'esclave, il avait alors été vivement critiqué par les leaders de la communauté.
 
Le point culminant avait été atteint jeudi avec Jesse Jackson. Sans savoir que ses propos étaient enregistrés, le pasteur, figure emblématique des Noirs américains, lui-même ancien candidat aux primaires démocrates en 1984 et 1988, avait déclaré, que le sénateur de l'Illinois s'était "mal adressé aux Noirs" en employant un "ton paternaliste". "Je veux lui couper les c...", avait-il ajouté, avant de devoir s'excuser tous azimuts dans les medias (cliquez ici pour voir la vidéo).
 
Barack Obama avait alors accepté ces excuses. Mais il a tenu à mettre les points sur les i lundi soir devant la NAACP, la plus importante association noire américaine de défense des droits civiques. Il a tout d'abord admis que ses propos avaient peut-être été trop fermes. "Maintenant, je sais que j'ai été trop sévère envers les parents sur cette question de responsabilité". Avant d'ajouter : "Mais je ne vais pas arrêter d'aborder la question".

"En faire plus"
 
S'il est plus souple sur la forme, son mot d'ordre sur le fond envers les Noirs reste donc inchangé : même s'ils sont désavantagés, ils doivent "en faire plus", plutôt que de pointer du doigt ce qui ne va pas ailleurs -référence implicite au célèbre "ne vous demandez ce que peut faire votre pays pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays" de John Kennedy. "Cela commence par apprendre à nos filles à ne jamais laisser des images à la télévision leur dire ce qu'elle valent; et à apprendre à nos fils à traiter les femmes avec respect et à réaliser que les responsabilités ne prennent pas fin avec la conception ; que ce qui les rend hommes ce n'est pas leur faculté à avoir un enfant, mais le courage de l'élever", a notamment lancé Barack Obama.
 
Pour étayer son discours, il a jugé que les maux économiques qui frappent la communauté noire -couverture maladie, écoles publiques et inégalités salariales- étaient des échecs de Washington et de Wall Street. "Il nous faut demander plus de responsabilités à Washington. Il nous faut écarter les intérêts particuliers et permettre aux voix du peuple américain de retentir", a-t-il expliqué. Mais en contrepartie, il a asséné qu'il "nous fallait aussi demander davantage de responsabilités pour nous-mêmes".
 

RENDEZ-VOUS LCI.FR

- Toute l'actualité de la campagne dans notre dossier spécial

- Les anecdotes de la campagne avec le blog de nos correspondants à Washington

- McCain, Nader ou McCain : pour qui voteriez-vous ? Faites notre test !

- Connaissez-vous les Etats-Unis ? La réponse avec notre jeu de l'été

Commenter cet article

  • Saydatif : On dit que les phénomènes de société aux États-Unis auraient en moyenne 50 ans d'avance sur ceux de France... Devrons-nous attendre 50 années pour que nous aussi nous puissions avoir notre " Barack Obama à la française", black blanc beurre ou autre, quelque soit son taux de mélanine ?

    Le 17/07/2008 à 11h30
  • Sergio75 : Tout à fait d'accord avec Obama, je suis moi-même noir et les noirs se plaignent trop souvent.L'hure est venu de se prendre en main, positiver et arrêter de se complaire dans le pessimisme et l'immobilisme.

    Le 16/07/2008 à 13h51
  • Ami777 : Il y a un proverbe chinois qui dit qu'au lieu de donner du poisson à un affamé il vaudrait lui offrir une ligne et lui apprendre à pêcher.Cela me semble bien correspondre au message que Mr.Obama voudrait transmettre à la communauté noire.

    Le 16/07/2008 à 00h49
  • Hélene : Je suis tout à fait d'accord avec Barack Obama. On voit des personnes issus de mileux difficiles devenir de grandes personnes, pourquoi eux et pas les autres ? Et bien mon point de vue est que ceux qui réussissent sont ceux qui arrêtent de pleurer sur leur sort, de se voir comme des victimes et n'attendent pas que les autres s'occupent d'eux, ils se prennent en main et font ce qu'il faut pour s'en sortir, même si cela veut dire faire plus d'effort que le voisin.

    Le 15/07/2008 à 16h39
  • KKO : Et oui Mr Obama, vous ne vous ferez pas que des amis...Mais au moins un qui a le courage de le dire. Vouloir pousser les gens a aller de l'avant, ne te donne que de la valeur, Mr Barack.Et c'est pour cela, que nous avons tous a gagner avec l'election du premier Afro-Americain..... GOD BLESS BARACK 2008.....

    Le 15/07/2008 à 15h49
      Nous suivre :
      Soyouz s'amarre avec succès à l'ISS

      Soyouz s'amarre avec succès à l'ISS

      logAudience