Barack Obama au Texas, le 19 février 2008 © LCISa visite est restée sécrète, jusqu'au dernier moment, pour raisons de sécurité. Barack Obama est arrivé samedi à Kaboul, en Afghanistan, pour une visite surprise de quelques heures, dans le but d'asseoir sa candidature à la Maison Blanche sur un socle solide en matière de politique étrangère. Sur place, le candidat démocrate a affiché sa fermeté vis-à-vis des talibans, dont les attaques ont augmenté ces dernières semaines. Le candidat a annoncé son intention d'engager au moins 10.000 soldats supplémentaires sur le terrain, pour lutter contre les talibans. Il a également souhaité qu'un grand effort soit porté sur la formation de l'armée et de la police afghanes par les forces étrangères.
"Le front central de la guerre contre le terrorisme n'est pas l'Irak, et ça ne l'a jamais été", avait-t-il déclaré lundi dans le New York Times. Et dans un long discours-programme intitulé "une nouvelle stratégie pour un nouveau monde", Barack Obama avait promis mardi de retirer la majeure partie des troupes américaines d'Irak dans les seize mois et de concentrer les efforts en Afghanistan et au Pakistan. "La base d'Al-Qaïda est en train de s'étendre au Pakistan, probablement pas plus loin de son ancien sanctuaire afghan qu'un trajet de train entre Washington et Philadelphie. Nous ne pouvons tolérer un sanctuaire terroriste et en tant que président, je ne le ferai pas", avait-t-il ajouté.
Tournée en Europe
A Kaboul, le tombeur d'Hillary Clinton a ensuite appelé à un plus grand engagement de la part de l'Europe et de l'Otan, mais il a également écarté toute volonté d'ingérence dans la politique étrangère menée par l'actuel président, George W. Bush. "Sachez bien que j'y rends en tant que Sénateur de l'Illinois. Nous avons un président en exercice", a-t-il déclaré avant de prendre l'avion pour l'Afghanistan.
Barack Obama est attendu dans les prochains jours en Europe et au Proche-Orient pour sa première grande tournée à l'étranger, qui apparaît comme un apprentissage pour son éventuel rôle de commandant en chef.
Le ministre français de la Défense y est aussi... |
Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, est arrivé samedi matin à Kaboul pour une visite surprise de deux jours en Afghanistan, où il doit notamment rencontrer les renforts militaires français déployés à l'est de la capitale. "Je suis venu apporter un message de solidarité et de confiance aux hommes du 8e Rpima et dire aux autorités afghanes que la victoire ne peut pas être que militaire. La sécurité, la gouvernance, le développement, ce sont les trois axes majeurs pour redonner la sérénité à l'Afghanistan", a-t-il déclaré à son arrivée. Selon lui, "l'essentiel des forces rebelles provient désormais des pays voisins, notamment du Pakistan, dans un rapport de 80 à 20 (20% d'Afghans). Il ne s'agit pas de diaboliser le Pakistan mais de lui rappeler ses responsabilités". "Il n'y a pas d'autre choix" que la présence militaire internationale. "Partir serait une idée folle, il ne faut pas oublier ce qu'était le régime des talibans, un joug abominable", a-t-il ajouté. |
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