© AFPLibre et bientôt de retour en France. Au lendemain de sa libération, Ingrid Betancourt a retrouvé ses proches jeudi en début d'après-midi. Un avion de la République française, avec à son bord le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, ainsi que les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo Delloye, et sa soeur Astrid, s'est posé à l'aéroport de Catam à Bogota vers 15h20, heure française. "Les retrouvailles ont été une orgie de baisers", a déclaré Ingrid Betancourt. "Je me sens comblée de bonheur", a-t-elle déclarée à TF1/LCI.
La Franco-Colombienne a également dit qu'elle avait "hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi". Un retour prévu pour cet après-midi. L'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy accueillera Ingrid Betancourt et sa famille à 16 heures sur la base aérienne militaire de Villacoublay, près de Paris (arrivée à suivre en direct sur LCI.fr). "On l'accueillera avec Carla quand elle arrivera", a dit jeudi le chef de l'Etat en marge d'une visite au Creusot. Le président de la République a ajouté qu'il serait "ravi" de la recevoir à l'Elysée pour les festivités du 14 juillet. "On peut l'envisager mais je ne peux pas vous l'annoncer. Il faut la laisser avec sa famille décider", a-t-il précisé. Depuis Bogota, Ingrid Betancourt a d'ailleurs déclaré à RTL qu'elle ne resterait que "quelques jours" en France, "parce que je veux transmettre les remerciements de tous les Colombiens au peuple français".
"Parfaite et lucide"
Auparavant, un médecin de l'Elysée, qui faisait partie de la délégation qui s'est rendue en Colombie, l'aura examinée. "L'état de santé d'Ingrid Betancourt semble plutôt rassurant mais on ne peut rien dire avant d'avoir fait un bilan", a déclaré le médecin lors d'une escale aux Açores. Selon son mari, Juan Carlos Lecompte, Ingrid Betancourt est "parfaite et lucide". "Elle est simplement un peu maigre", a-t-il ajouté en souriant, tout en reconnaissant avoir été surpris du bon état de santé apparent de son épouse.
Jeudi midi, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a affirmé que la France n'avait "pas pris part" à l'opération qui a permis mercredi soir la libération d'Ingrid Betancourt. Toutefois, "nous n'avons pas été surpris, dans la mesure où l'idée de manoeuvre, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois", a-t-il affirmé. "Il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là", a reconnu ce proche du président Nicolas Sarkozy. "Ce dénouement, nous l'avons appris un quart d'heure avant que les dépêches de presse colombiennes ne commencent à émettre les informations" mercredi soir.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




