La complicité

le 25 juillet 2008 à 19h04 , mis à jour le 25 juillet 2008 à 22h54

Réchauffement climatique, Afghanistan, Iran : Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont fait part vendredi à Paris de "grandes convergences de vues". Très à l'aise, les deux hommes ont par ailleurs affiché une réelle complicité.

Nicolas Sarkozy Barack ObamaBarack Obama et Nicolas Sarkozy lors de leur conférence de presse commune le 25 juillet 2008 à l'Elysée © TF1

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L'intégralité de la conférence de presse

"Obama ? C'est mon copain." La complicité avec le candidat démocrate dont faisait part Nicolas Sarkozy dans les colonnes du Figaro vendredi s'est affichée lors de la conférence de presse commune des deux hommes. Au cours de cette conférence de trois quarts d'heure, précédée d'un entretien de plus d'une heure, ils étaient visiblement à l'aise derrière leurs pupitres, et ont rivalisé d'amabilité. Le chef de l'Etat a garanti que "les Français aimaient les Américains", ce qui a fait sourire le candidat à la Maison Blanche qui a assuré en retour que "l'Américain moyen aime énormément les Français".
 
Les deux hommes ont tenu a affirmer que les différends entre la France et les Etats-Unis appartenaient au passé. Barack Obama a regretté la vision "caricaturale" prévalant encore entre Européens et Américains: "cela fait trop longtemps maintenant qu'il y a une caricature des deux côtés de l'Atlantique". Interrogé sur les relations entre les Etats-Unis et la France, le candidat démocrate - qui a tenu à rappeler qu'il ne s'exprimait pas en tant que président - s'est félicité que Nicolas Sarkozy ait fait "exploser ces stéréotypes, ces caricatures".
 
"Nous sommes des amis"
 
Barack Obama n'est resté que quelques heures à Paris, avant de s'envoler pour Londres où il passait la soirée. Il a imputé la brièveté de son séjour parisien à des impératifs de calendrier. "La vérité, c'est que le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe", a-t-il expliqué au lendemain de son disours berlinois devant 200.000 personnes.

Nicolas Sarkozy a affirmé ressentir "une grande impatience que la démocratie américaine choisisse son prochain président et que l'on prenne beaucoup d'initiatives en commun entre l'Europe et les Etats-Unis". "Nous sommes des amis, des amis indépendants, mais des amis, donc il faut que vous sachiez qu'ici en Europe et ici en France, on regarde avec beaucoup d'intérêt ce que vous faites", a-t-il dit.
 
Iran : "La pression ne fera qu'augmenter"
 
De son côté, Barack Obama a expliqué que "les Européens perçoivent les Américains comme étant des unilatéralistes, des militaristes et ont tendance parfois à oublier les énormes sacrifices que les militaires et les contribuables américains ont fait pour contribuer à la construction de l'Europe". "De l'autre côté, aux Etats-Unis, il y a une tendance à dire que les Européens ne veulent pas s'engager, se mouiller sur ces questions de sécurité très difficiles et épineuses", a-t-il poursuivi. Selon lui, "l'électeur américain comprend parfaitement que les questions de changement climatiques, les questions énergétiques, de terrorisme ne peuvent pas être résolues par un seul pays".

Barack Obama a aussi appelé l'Iran à ne pas attendre le prochain président américain pour accepter les propositions des Occidentaux sur le dossier nucléaire, "car la pression ne fera qu'augmenter". Le sénateur démocrate s'est adressé directement à Téhéran: "Changez votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement. Continuez avec votre programme illicite et la communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur vous en matière de sanctions".
 
Le président Sarkozy a lui particulièrement insisté sur la situation en Afghanistan. "Nous n'avons pas le droit de perdre (...) Nous n'avons pas le droit de laisser revenir les talibans qui ont privé de scolarité six millions de petites filles parce qu'elles sont des petites filles", a-t-il insisté, en rappelant qu'il avait décidé de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

(D'après agence)
 

Le camp McCain se paie la  tournée d'Obama

L'équipe de campagne du candidat républicain n'a pas tardé jeudi à critiquer le discours prononcé à Berlin par le sénateur de l'Illinois, en opposant "le citoyen du monde" Barack Obama à celui qui pense "d'abord aux Américains" : "Alors que Barack Obama a fait prématurément une parade victorieuse au coeur de Berlin se proclamant lui-même 'citoyen du monde', John McCain a continué à présenter son programme aux citoyens américains qui feront cette élection", affirme le sénateur de l'Arizona. "John McCain a dédié sa vie à servir, améliorer et protéger l'Amérique. Barack Obama a passé un après-midi à en parler", a ajouté son équipe de campagne.

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le 25 juillet 2008 à 19:04
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2 Commentaires

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  • Richard, le 25/07/2008 à 19h35

    Vivement Novembre.... et surtout Janvier pour commencer le changement. Cela fait plaisir de voir une tel complicitee entre 2 jeunes dirigeants. L'avenir semble moins obscure. On verra bien ,Salut Californien

  • Marie de la mer, le 25/07/2008 à 19h26

    J'avais honte pour la France. N. Sarkozy, quel clown, quel pitre, avec ses grimaces et ses tics face à B. Obama, calme, clair dans ses explications et respectueux du public. Quel manque de courtoisie de laisser son portable sonner trois fois. Bon, il vaut mieux s'arrêter là........

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