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RENDEZ-VOUS LCI et LCI.fr :
le discours de Barack Obama, traduit en français,
vendredi à 9h
Il y a quatre ans, Barack Obama était arrivé en parfait inconnu à la convention démocrate de Boston chargé d'introniser John Kerry. Invité à s'exprimer au 2e jour de la grand-messe, il avait fait, en moins de vingt minutes, une irruption brutale sur la scène politique américaine en prononçant un discours aujourd'hui considéré comme historique (cliquez ici pour revoir ce discours, traduit en français). Son apologie du rêve américain fut le point de départ de son irrésistible ascension qui le conduit à recevoir aujourd'hui officiellement l'investiture du parti démocrate pour la présidentielle.
Nouvelle preuve de l'enthousiasme déclenchée par le sénateur de l'Illinois, c'est dans le stade de Denver, qui contient 75.000 places, et non dans le Pepsi Center, où s'est tenue la convention, qu'il délivrera son discours dit "d'acceptation". Et c'est peu dire qu'il est attendu au tournant. Son éloquence et son charisme ont beau être reconnus par tous, y compris par ses adversaires, son programme reste encore flou.
En baisse dans les sondages
Si cette stratégie basée sur la rhétorique a très bien fonctionné lors des primaires, elle commence à montrer ses limites. L'avance que possédait le sénateur de l'Illinois dans les sondages face à John McCain a ainsi fondu en août -les deux hommes sont désormais à égalité (cliquez ici pour voir l'évolution des sondages). Son absence de réaction face à la crise russo-géorgienne -il était alors en vacances- lui a également porté préjudice en confortant les arguments républicains sur son inexpérience diplomatique.
Résultat : Barack Obama va cette fois devoir se montrer beaucoup plus concret. "Je ne vais pas me lancer dans un flot de rhétorique. Ce qui me tient bien plus à coeur, c'est de faire comprendre comment je compte aider les familles de la classe moyenne à mieux vivre. Les gens sont plus intéressés par ce que je vais faire pour les aider dans leurs vies. Je crois que ça va être le discours d'un homme au travail", promet-il. "Je veux que les gens se disent : 'Que je vote pour ou contre ce type, je sais ce qu'il fait, je sais d'où il vient, je sais ce qu'il pense'", développe-t-il.
Référence à Martin Luther King ?
Le sénateur de l'Illinois devrait donc faire des propositions claires, notamment sur l'énergie et l'assurance-maladie, deux des thèmes les plus importants pour les électeurs cette année. Il devrait aussi mettre l'accent sur les valeurs -évidemment simples selon son camp- qu'il entend transmettre à l'Amérique. Et laisse planer le suspense sur une référence à Martin Luther King : ce jeudi marque en effet le 45e anniversaire, jour pour jour, du célèbre discours "I have a dream" ("J'ai un rêve") prononcé par le pasteur noir en 1963.
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