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Pendant ce temps là, John McCain...

Par Fabrice AUBERT, le 27 août 2008 à 17h01, mis à jour le 28 août 2008 à 08:07

Eclipsé médiatiquement par la convention démocrate, le candidat républicain affine surtout le choix de son colistier.

Article suivant dans Amériques : Obama joue gros
john mccainJohn McCain © Abacapress.com

picto papier election americain 140RENDEZ-VOUS LCI et LCI.fr :
le discours de Barack Obama, traduit en français, 
vendredi à 9h


C'est la loi du genre outre-Atlantique. Pendant la convention adverse, le candidat de l'autre parti est totalement inaudible sur le plan médiatique. 2008 n'y échappe pas. Depuis le début de la semaine, John McCain se fait donc plutôt discret, limitant au strict minimum ses déplacements ou interventions.
 
Le représentant du parti de l'éléphant a néanmoins trouvé un moyen pour exister dans le tohu-bohu de Denver : surfer sur les divisions passées du camp démocrate. Lundi et mardi, il a donc lancé deux nouveaux spots télévisés pour tenter de séduire les électeurs d'Hillary Clinton, dont près de 25% se disent aujourd'hui prêts à voter pour lui. Dans le premier , il faisait intervenir une ancienne déléguée démocrate pro-Clinton, qui le soutient désormais face à Obama (cliquez ici pour voir ce spot, traduit en français). Dans le second, il détournait un ancien clip de l'ex-Première dame à son avantage (cliquez ici pour ce spot, traduit en français. Sans surprise, son équipe a également minimisé la portée du discours de la sénatrice de New York à la convention démocrate, en faisant remarquer "qu'elle n'avait pas dit que Barack Obama était prêt à diriger le pays", comme elle le mettait en doute lors des primaires.
 
Attaque contre Obama sur la Géorgie
 
Mardi soir, devant une assemblée d'anciens combattants, il est également revenu sur le discours prononcé par Barack Obama à Berlin fin juillet, pour critiquer une nouvelle fois sa capacité à diriger le pays. Il l'a ainsi accusé d'avoir plus de confiance en lui qu'en l'Amérique. "Il a eu la chance d'exprimer sa confiance dans les Etats-Unis lorsqu'il s'est exprimé à Berlin. D'une certaine manière, il était la confiance incarnée. Mais la confiance en soi et la confiance dans un pays, ce n'est pas pareil", a-t-il lancé. Selon ses conseillers, il ne s'agit pas d'une remise en cause du patriotisme du candidat démocrate, mais de son jugement.
 
Après la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie par la Russie, John McCain, dont la femme effectue en ce moment même un voyage humanitaire en Géorgie, a aussi abordé la crise russo-géorgienne. Comme à son habitude, il s'est montré ferme envers Moscou et a esquissé un parallèle entre les positions diplomatiques de Barack Obama sur l'Irak et la crise caucasienne. "S'il pense vraiment qu'en libérant l'Irak d'un dangereux tyran, l'Amérique a d'une certaine manière donné le mauvais exemple qui a conduit la Russie à envahir une petite nation pacifique et démocratique, qu'il le dise sans détour, c'est un débat que j'appelle de mes vœux", assène-t-il.
 
Les défauts des vrituels colistiers
 
En fait, John McCain profite surtout de ces jours creux pour sa campagne pour affiner le choix de son colistier. Il doit l'annoncer au plus tard samedi, deux jours avant le début de la convention républicaine. A priori, être en seconde position sur le sujet était un avantage car il pouvait trouver une parade à la décision de son rival. Mais selon les observateurs, le choix de Joe Biden comme colistier de Barack Obama lui poserait des problèmes. Il mettrait en effet en exergue les défauts des quatre prétendants les plus cités.
 
Proche des cols bleus, le sénateur du Delaware détonne face au multimillionnaire Mitt Romney, surtout après la polémique sur le nombre de maisons possédées par John McCain. Tim Pawlenty, le jeune gouverneur du Minnesota (48 ans) apparaît quant à lui trop inexpérimenté face aux 65 ans de Joe Biden, dont plus de 30 passés en politique. Il ne ferait pas le poids lors du débat télévisé des colistiers. L'électron libre Joe Liberman, ancien colistier démocrate de Al Gore en 2000, devenu depuis indépendant, est de son côté beaucoup trop proche de Joe Biden sur de nombreux sujets pour marquer une claire différence. Enfin, le principal souci de Tom Ridge : son soutien à l'avortement. Pour ne pas trop effrayer la droite conservatrice, il devrait nuancer ses positions, ce qui pourrait être utilisé par Joe Biden, lui-même favorable à l'avortement, pour séduire les femmes. John McCain et son équipe de campagne ont un peu plus de 48 heures pour trouver la solution.



RENDEZ-VOUS LCI.FR

- Suivez la convention démocrate dans notre dossier spécial

- Les anecdotes de la campagne avec le blog de nos correspondants à Washington

- McCain, Nader ou McCain : pour qui voteriez-vous ? Faites notre test !

- Connaissez-vous les Etats-Unis ? La réponse avec notre jeu de l'été 

Par Fabrice AUBERT le 27 août 2008 à 17:01
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