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L'économie revient au coeur de la campagne


le 15 septembre 2008 à 19h55
Temps de lecture
4min
bourse
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AmériquesFace au séisme Lehman Brothers, Barack Obama et John McCain ont réanglé leur campagne.

picto papier election americain 140La crise bancaire qui secoue les Etats-Unis a remis l'économie au coeur de la campagne présidentielle. Après le séisme boursier déclenché par l'annonce que la banque Lehman Brothers se plaçait sous la protection de la loi américaine sur les faillites, les candidats tant républicain que démocrate sont intervenus publiquement pour proposer leurs solutions, tous deux se démarquant de la position lénifiante de George W. Bush.

Le président américain a assuré que son gouvernement travaillait pour réduire l'impact de la crise financière... bien que les autorités américaines aient refusé de mettre une nouvelle fois la main à la poche pour permettre le rachat de Lehman par le seul candidat crédible en lice, la banque Barclays. Pour le reste, il s'est dit "confiant", "à long terme", "dans la souplesse et la résistance des marchés financiers et dans leur faculté à faire face", même s'il a reconnu "qu'à court terme, les ajustements sur les marchés financiers peuvent être douloureux" pour les salariés des sociétés concernées et ceux qui s'inquiètent pour leurs investissements.

Pour McCain, "les fondamentaux de l'économie sont solides"

Si John McCain, fidèle à son credo libéral, s'est dit "heureux de constater que la Réserve fédérale et le département du Trésor ont assuré qu'ils n'utiliseraient pas l'argent du contribuable pour renflouer Lehman Brothers", et a répété que "les éléments fondamentaux de l'économie sont solides", il s'est néanmoins démarqué de George W. Bush en plaidant pour "des réformes majeures à Washington et Wall Street". Dénonçant "le coût énorme" que fait peser la crise sur l'économie américaine et fustigeant "un système qui handicape nos marchés et nos banques et qui met en péril les placements des travailleurs américains et des investisseurs", il a assuré que s'il est élu président, il révisera "les régulations dépassées et inefficaces" actuellement en vigueur et qu'il rétablira "la confiance et la responsabilité" à Wall Street.

Face à ce libéralisme assis sur des promesses de moralisation et de réformes du système financier, le ton pouvait sembler plus volontariste du côté du candidat démocrate à la Maison Blanche, dont le programme s'inspire davantage des politiques de relance keynésiennes. Même si, au final, Obama semble aussi dénué de solution à court terme... Qualifiant la crise bancaire de "menace majeure" pour l'économie américaine, le sénateur de l'Illinois a plaidé pour l'intervention de l'Etat afin de réguler les marchés. "Huit ans d'une politique qui a mis en lambeaux la protection des consommateurs, affaibli la surveillance et les réglementations et encouragé les grosses primes pour les dirigeants d'entreprises tout en ignorant la classe moyenne nous ont menés à la crise financière la plus grave depuis la Grande dépression (de 1929)", a estimé le candidat démocrate.

Il a dénoncé la "philosophie économique" de l'administration Bush qui, selon lui, "consiste à se cacher la tête dans le sable en ignorant les problèmes économiques jusqu'à ce qu'ils se transforment en crise" et a plaidé pour la mise en place d'une "réglementation qui protège les investisseurs et les consommateurs". Un commentaire assorti d'une logique pique à son adversaire républicain : "Je n'incrimine pas M. McCain pour ces problèmes mais je lui reproche de souscrire à cette philosophie". Quant à Bill Burton, porte-parole d'Obama, il a fustigé "l'insistance butée de John McCain à considérer que l'économie est solide", qui "montre combien il est, de façon inquiétante, déconnecté de la vie quotidienne des Américains".

Avec agences


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Commenter cet article

  • A lecteur : Mr Obama est plus crédible sur l'économie surtout en cette période.

    Le 16/09/2008 à 12h54
  • LECTEUR : Monsieur OBAMA prétend une solution par l'intervention de l'Etat afin de réguler les marchés sans préciser les moyens. Il reste flou et montre les fautes d'un président prédécesseur sans clarté de ses solutions. Monsieur Mc CAIN propose des propositions de régulations. Ceci est plus crédible et plausible pour l'avenir économique de son pays.

    Le 16/09/2008 à 12h04
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