© AFP
Document LCI.fr :
le discours de Sarah Palin,
traduit en français
Dans les campagnes présidentielles américaines, le rôle du colistier est généralement dévolu à lancer les attaques contre le candidat adverse. Mercredi soir, pour son discours dit d'"acceptation" à la vice-présidence aux côtés de John McCain, Sarah Palin a parfaitement son rôle, au 3e jour de la convention républicaine.
La gouverneure de l'Alaska, encore inconnue la semaine dernière, se retrouvait pourtant exposée pour la première fois au niveau national. Et c'est peu dire que son intervention était attendue après les révélations entourant son passé ou sa famille (cliquez ici pour lire notre article).
Obama ? "Un doux rêveur"
Avant même son discours, le ton avait été donné avec la diffusion d'un clip télévisé qui comparait, selon le camp républicain, son expérience d'élue à l'inexpérience de Barack Obama (cliquez ici pour voir ce clip, traduit en français). Quelques heures plus tard, à la tribune du Xcel Energy Center de Minneapolis-St-Paul, Sarah Palin, très à l'aise, après une rapide présentation personnelle, a attaqué de front et sans ménagement le sénateur de l'Illinois, présenté comme un "doux rêveur, loin des préoccupations quotidiennes" et qui "pense d'abord à sa carrière".
"Voici un homme (Obama) qui a écrit deux mémoires mais n'a pas rédigé une seule loi ou présenté une seule réforme, même pas quand il était parlementaire du parlement local de l'Illinois", a lancé à la tribune la colistière de John McCain. "Voici un homme qui peut délivrer un discours entier sur les guerres menées par l'Amérique et ne jamais utiliser le mot victoire... excepté quand il parle de sa campagne. En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement", a-t-elle ajouté, follement ovationnée par les délégués républicains (cliquez ici pour voir l'extrait).
Apparition surprise de McCain
Outre ses attaques contre Barack Obama, Sarah Palin, qui s'est exprimée environ 40 minutes, a présenté aux électeurs américains sa vision de la politique. Elle a par exemple affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais "pour servir le peuple de ce pays". Elle a également pris soin de mettre en valeur son expérience de maire et de gouverneure, accusant ses adversaires de vouloir "dénigrer" son travail d'élue. "Je suppose qu'être maire d'une petite ville ressemble à la fonction de travailleur social... sauf que vous avez de vraies responsabilités", a souligné la colistière républicaine. Une phrase d'apparence anodine mais qui visait encore une fois Barack Obama, ancien travailleur social dans un quartier déshérité de Chicago.
A la fin de son intervention, très applaudie, Sarah Palin, 44 ans, a été rejointe par toute sa famille, notamment sa fille Bristol, enceinte à 17 ans, et a pris son bébé trisomique dans les bras. John McCain, a alors fait une apparition surprise sur la scène. "Quelle belle famille !", s'est exclamé le sénateur de l'Arizona, qui s'exprimera à son tour cette nuit (cliquez ici pour voir la séquence). Dans la foulée, les délégués républicains l'ont investi officiellement, et sans surprise, comme candidat du parti républicain.
"Mêmes attaques que Bush"
Le camp Obama a quant à lui rapidement réagi. Admettant que "le discours de la gouverneure Palin était bien prononcé", le porte-parole du sénateur de l'Illinois a fait remarquer qu'il avait "été écrit par le rédacteur de George W. Bush". "Il reprend les mêmes attaques partisanes entendues de la part de George Bush au cours de ces huit dernières années. Si la gouverneure Palin et John McCain définissent le changement comme le fait de voter avec George Bush 90% du temps, c'est leur choix mais nous ne pensons pas que les Américains sont prêts à n'accepter que 10% de changement", a-t-il ajouté. Il reprenait là l'un des credos du parti démocrate qui est d'assimiler John McCain au président sortant, comme l'assénait un clip diffusé mardi (cliquez ici pour voir ce clip traduit en français).
Après le discours de John McCain (à suivre sur LCI et LCI.fr demain vendredi à 9h10). , la campagne sera définitivement lancée. A la lumière des deux conventions, elle laisse présager de rudes affrontements.
McCain promet de capturer ben Laden |
|
RENDEZ-VOUS LCI.FR
- Suivez la campagne dans notre dossier spécial
- Les anecdotes de la campagne avec le blog de nos correspondants à Washington
- McCain, Nader ou Obama : pour qui voteriez-vous ? Faites notre test !
- Connaissez-vous les Etats-Unis ? La réponse avec notre jeu de l'été
Retour MYTF1
Chargement en cours...




