McCain se pose en rassembleur

Par F.A., le 05 septembre 2008 à 06h29 , mis à jour le 05 septembre 2008 à 10h57

Dans son discours d'investiture, le candidat républicain a certifié qu'il travaillera "avec des membres des deux partis" pour "régler les problèmes".

[Expiré] [Expiré] John MCCain © AFP

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le discours de McCain, traduit en français

Les attaques contre Barack Obama pour le colistier, le rassemblement pour le candidat : Sarah Palin et John McCain ont joué parfaitement le rôle qu'on attendait d'eux à la convention républicaine. Après le discours pugnace de sa colistière contre Barack Obama la veille, le représentant du parti de l'éléphant à la présidentielle s'est en effet posé en rassembleur lors de son discours d'investiture, prononcé jeudi soir.
 
Une semaine après le grand show de Barack Obama à Denver, celui du sénateur de l'Arizona se voulait beaucoup plus modeste à Minneapolis-Saint Paul. Alors que son rival avait transféré la convention dans un stade de football pour son intronisation, John McCain est ainsi resté dans l'enceinte de la salle du XCel Energy Center. Et la présence de quelques manifestants anti-guerre qui avaient réussi à s'installer dans les tribunes, avant d'être expulsés manu militari, n'ont pas vraiment réussi à perturber le déroulement de la soirée.

"J'ai les cicatrices, pas Obama"
 
Comme on pouvait s'y attendre, le plus vieux candidat de l'Histoire américaine briguant un premier mandat a cherché à rassembler tous les Américains  au-delà de son camp, promettant, malgré son âge, d'apporter, comme son rival, le "changement" à Washington. Un changement qu'il a symbolisé avec Sarah Palin, gouverneur de l'Alaska et totalement étrangère à la capitale fédérale. "Je suis impatient de la présenter à Washington. Et laissez-moi  donner un premier avertissement au Washington usé, dépensier, qui ne fait rien,  qui pense moi d'abord et le pays après : le changement arrive", a-t-il prévenu.
 
Afin de se poser en rassembleur, il a rappelé sa propre expérience législative. "Encore et encore, j'ai travaillé avec des membres des deux partis pour régler les problèmes qui avaient besoin d'être réglés. C'est comme cela que je  travaillerai en tant que président. J'ai le bilan et les cicatrices qui prouvent que je peux travailler sans esprit partisan. Ce n'est pas le cas  Obama", a-t-il dit, égratignant son adversaire démocrate de 25 ans son cadet (cliquez ici pour voir l'extrait). "Je tendrai la main à quiconque m'aidera à faire avancer de nouveau ce  pays", a promis John McCain, en faisant référence aux nombreuses fois où, choisissant de s'opposer à son propre parti, il s'est allié aux démocrates au Sénat.

Une seule allusion à Bush
 
Avec cette image de "rebelle" et de "franc-tireur", John McCain voulait aussi se démarquer du parti républicain en général, et de George W. Bush en particulier. Alors que le camp démocrate tente de l'assimiler au président sortant avec le sobriquet de "McSame" ("Mc le même") -dans sa première réaction au discours, l'équipe Obama a d'ailleurs repris ce thème-, il a pris grand soin de ne pas citer une seule fois le locataire de la Maison-Blanche, absent, pendant les 40 minutes de son intervention.

Tout juste a-t-il consenti à le remercier. "Je suis reconnaissant au président de nous avoir dirigé au cours des jours sombres qui ont suivi la pire attaque de notre histoire sur le sol américain et de nous avoir protégé d'une autre attaque que beaucoup pensaient inévitable", a noté John McCain dans sa seule allusion aux attentats du 11-Septembre.

"Nous sommes Américains. Nous ne renonçons jamais"
 
Pour prouver ses capacités à diriger, John McCain n'a évidemment pas manqué de rappeler  ses presque six années de captivité  dans une geôle du Nord-Vietnam. "Je suis tombé amoureux de mon pays quand  j'étais prisonnier dans le pays d'un autre", a-t-il lancé. "Je n'ai plus jamais  été le même. Je n'étais plus le même homme. J'étais une part de mon pays", a rappelé l'ancien pilote de chasse de la Navy, dont l'appareil  fut abattu en 1967. 

Comme à son habitude, le sénateur a enchaîné sur cette corde patriotique pour appeler au rassemblement derrière lui. "En tant que président, je vais combattre tous les jours pour ma cause. Je  vais combattre pour être sûr que chaque Américain remerciera Dieu comme je le  remercie pour être un Américain, un fier citoyen du plus grand pays du monde. Battez-vous à mes côtés, battez-vous à mes côtés. Nous sommes Américains et nous ne  renonçons jamais. Nous n'abandonnons jamais. Nous ne fuyons jamais l'Histoire.  Nous faisons l'Histoire", a conclu John McCain dans un discours aux accents guerriers, placé sous le thème du "pays d'abord", mais beaucoup plus convenu et surtout moins convaincant que celui de Sarah Palin.

Reste maintenant à savoir comment sera perçue cette intervention, et plus globalement l'ensemble de la convention républicaine, dans l'opinion. Barack Obama et John McCain étaient quasiment à égalité dans les sondages avant les deux rassemblements. Après la grand-messe démocrate, Barack Obama avait repris quelques points d'avance dans les sondages. John McCain aura-t-il profité à son tour de son exposition médiatique pour revenir à hauteur de son adversaire ? Réponse d'ici peu.

250 manifestants arrêtés


Une manifestation, baptisée "Pas de paix pour ceux qui font la guerre", a réuni environ un millier de personnes aux abords de la salle accueillant la convention républicaine. Les participants, qui scandaient "Qui est un terroriste ? McCain est un terroriste !", ont tenté de traverser plusieurs ponts pour rejoindre le centre-ville mais ils ont été bloqués.

Après plusieurs confrontations, les policiers en tenue anti-émeutes ont ordonné aux manifestants de se disperser. Ces derniers refusant d'obtempérer, les forces de l'ordre ont utilisé des grenades lacrymogène.



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Par F.A. le 05 septembre 2008 à 06:29
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7 Commentaires

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  • Ryan, le 06/09/2008 à 13h49

    Il veut proclamer le changement...Il faudrait déjà qu'il évolue...Le réchauffement climatique est dû à l'activité de l'homme...Même si la terre est dans une période de réchauffement,nous l'augmentons considérablement ;) Ils me font bien rire ces américains !

  • Xavier, le 06/09/2008 à 00h04

    Commentaires betes et ignorant. Quand un homme se presente en ce faisant passer pour un messie ou une rock star, les petits gens jouissent de plaisirs mediatiques. Quand un autre se presente parceqqu'il veut servir sont pays et ses compatriotes, on l'insultes et le traite de fou. Ca nous fait voire l'etat lamentable dee la mentalites et le amnque de respect civic des nouvelles generations pourri et gate par la politique d'assistance et derogation de responsabilitees. Si la France est en danger mortelle, Obama ira "parler" aux Russes comme Carter l'a si bien fait.

  • Bob, le 05/09/2008 à 17h42

    Oui Anita, et en plus s'il lui prend l'idée de passer l'arme à gauche pendant son mandat, il faudra faire avec une présidente ayant à peu près autant d'expérience politique que Martin Hirsch, sauf le respect qui est dû à ce dernier...

  • Anita, le 05/09/2008 à 14h28

    Si çe vielllard est elu, çe sera bien pire que Bush pour tout le monde!!

  • ANGEL, le 05/09/2008 à 07h15

    Ce fou dangereux devrait retourner à l'école. Les Etats Unis ne lui en déplaise ne sont pas le plus grand pays du monde (si ce n'est au niveau de l'arogance).

  • Dominique, le 05/09/2008 à 07h06

    Comme on dit dans Ch'Nord, McCain, il a la frite!

  • J-Yves, le 05/09/2008 à 06h57

    En gros, engagez vous... On a besoin de soldats pour envahir d'autres pays plein de petrole et votez pour mcCain car il a ete un pauvre prisonnier de guerre, un pauvre pilote planqué derriere les lignes alors que des milliers de soldats en bavaitent pour de vrai sur le front...

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