McCain tance la Fed, Obama veut aider l'homme de la rue

le 20 septembre 2008 à 11h53 , mis à jour le 20 septembre 2008 à 11h57

Alors que McCain se montre critique vis-à-vis de la Fed, qui "n'a pas vocation à sauver les entreprises en difficulté", Obama appelle à ne pas oublier les classes moyennes.

mccain obamaJohn McCain et Barack Obama, en 2007 © Abacapress.com

picto papier election americain 140L'un plaide pour la classe moyenne, l'autre pour le respect quoi qu'il arrive du principe de la libre entreprise : les secousses financières et les promesses de George W Bush d'intervenir pour réduire l'onde de choc du séisme sont désormais bien implantées au coeur de l'affrontement entre les candidats républicain et démocrate à la Maison Blanche.

Le premier, très décrié cette semaine pour avoir affirmé que les éléments "fondamentaux de l'économie sont forts", tente de reconquérir du terrain dans un secteur, celui de l'économie, qui lui réussit à l'évidence moins bien que les dossiers internationaux. Fidèle à son credo libéral, John McCain s'est montré vendredi critique vis-à-vis de la Réserve fédérale, jugeant qu'elle n'avait pas pour vocation de sauver les entreprises en difficulté et qu'elle devait se concentrer à nouveau sur la gestion de la masse monétaire. Mais il a tenté parallèlement de gagner en crédibilité sur les questions économiques, son talon d'Achille, en combinant propositions concrètes et attaques contre Wall Street et l'administration Bush. "Nous allons mettre fin à l'imprudence, la corruption et la cupidité débridée qui ont causé une crise à Wall Street", a ainsi lancé le candidat républicain vendredi devant la Chambre de commerce de Green Bay, dans le Wisconsin.

"On ne peut pas avoir un plan seulement pour Wall Street"

Le second, qui profite plutôt de la crise sur le plan des sondages, a fait mine pour sa part vendredi de pratiquer la politique de la main tendue : "John McCain et moi pouvons continuer à discuter de nos calendriers économiques opposés pour l'année prochaine, mais nous devrions nous rassembler maintenant pour travailler sur les besoins urgents de ce pays cette année", a-t-il estimé. Sur le fond, Barack Obama a apporté son soutien aux efforts engagés pour restaurer la confiance sur les marchés, tout en retardant la présentation de son propre plan de reprise économique. Mais parallèlement, il a également assuré : "on ne peut pas avoir un plan seulement pour Wall Street. On doit aussi aider l'homme de la rue".

Le candidat démocrate a cependant repoussé à plus tard des propositions plus détaillées et plus concrètes : il a demandé, "étant donné la gravité de la situation", à ses conseillers économiques de retenir leurs propositions les plus détaillées sur la crise pour laisser le gouvernement "présenter ses propres propositions". Tout au plus a-t-il a plaidé pour que "l'effort financé par les contribuables (soit) destiné à protéger les intérêts à long terme de notre pays dans un marché financier stable et une économie en croissance plutôt qu'à récompenser des entreprises particulières ou bien les décisions imprudentes des emprunteurs et des prêteurs".

D'après agence  

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le 20 septembre 2008 à 11:53
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2 Commentaires

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  • Sophie, le 21/09/2008 à 08h18

    Enfin un qui a compri que l'homme de la classe moyenne était celui qui souffre le plus !

  • Messaoud, le 20/09/2008 à 19h15

    Obama future president usa

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