A Denver, le 28 août, le sénateur de l'Illinois accepte officiellement sa désignation comme candidat du Parti démocrate devant 75.000 personnes. Auparavant, Hillary et Bill Clinton étaient venus défendre le candidat à la tribune. © TF1/LCIDernière attaque en date contre le républicain John McCain : son lien présupposé avec les groupes de pression. Et sur le sujet, à quelques jours du débat qui doit l'opposer au républicain, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama s'est montré particulièrement mordant. "Pendant trop longtemps, les allées du pouvoir à Washington ont été grandes ouvertes pour les lobbyistes et les intérêts particuliers", a souligné lundi Barack Obama au cours d'une réunion électorale à Green Bay, dans le Wisconsin.
John McCain "a placé des représentants des sept plus importantes sociétés de lobbying pour les compagnies d'assurance, du pétrole, de gouvernements étrangers au sein de sa campagne. Freddie Mac et Fannie Mae [deux organismes de refinancement hypothécaire] ont payé environ 2 millions de dollars à son directeur de campagne pour les défendre contre des règles plus strictes", a déclaré le sénateur de l'Illinois, avant d'ajouter : "je suppose que (ces sociétés) en ont eu pour leur argent".
"Un chèque en blanc à Washington"
Critiquant le plan de sauvetage du système bancaire, actuellement en discussion au Congrès, Barack Obama a estimé que "Washington doit reconnaître que le rétablissement de l'économie ne se fera pas en soulageant uniquement Wall Street". "Nous avons besoin d'un plan qui aide les familles à conserver leur maison et les travailleurs à garder leur emploi", a-t-il dit. Il faut "un plan qui soulage les travailleurs américains plutôt qu'utiliser les dollars des contribuables pour récompenser les PDG de Wall Street". "Nous ne pouvons pas donner un chèque en blanc à Washington sans avoir un droit de regard et en demandant des comptes", a-t-il insisté, dénonçant, une nouvelle fois, la dérégulation qui, selon lui, a conduit à ce "gâchis".
Mais pour le sénateur de l'Arizona John McCain, le plan de sauvetage marque au contraire une trop grande intervention du gouvernement américain. "Cet arrangement me met profondément mal à l'aise. Quand nous parlons de milliers de milliards de dollars d'argent du contribuable, il faut faire plus que dire croyez-moi", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Scranton, en Pennsylvanie. John McCain propose plutôt la création d'un conseil de surveillance constitué de personnalités respectées dans le monde des affaires, comme le milliardaire Warren Buffett, son ancien adversaire lors des primaires Mitt Romney et le maire républicain de New York Michael Bloomberg. "Je dis que l'administration Bush a échoué. Je dis que le Congrès a échoué, démocrates et républicains. Tout le monde a échoué", avait-il déclaré dimanche sur la chaîne CBS.
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