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C'est l'information de lundi soir aux Etats-Unis. En marge du meeting du candidat démocrate Barack Obama à Orlando dans l'Etat-clé de Floride, un collaborateur d'Obama a annoncé que le sénateur de l'Illinois allait suspendre brièvement sa campagne, en seconde partie de semaine, pour se rendre à Hawaii au chevet d'une grand-mère qui lui est très chère et qui avait aidé sa mère à l'élever, tout jeune. Cette grand-mère, très malade, est âgée de 85 ans.
Cette interruption aura des répercussions sur le calendrier de la campagne : Obama annule des meetings à Madison, dans le Wisconsin, et à Des Moines, dans l'Iowa, prévus pour jeudi. Au lieu de cela, il sera jeudi à Indianapolis, dans l'Indiana, puis partira pour Hawaii. Il reprendra le cours de sa campagne samedi.
"Appels téléphoniques répugnants"
Mais cette suspension n'est qu'une pause d'humanité dans une campagne qui s'aiguise et où les arguments choc se multiplient. D'ailleurs Obama, rejoint lors du meeting lundi soir à Orlando par son ex-rivale des primaires démocrates, la sénatrice de New York Hillary Clinton, a attaqué "la politique du n'importe quoi, en paroles et en actes", du républicain John McCain.
Le sénateur de l'Illinois a fustigé les méthodes son rival pour tenter d'inverser une tendance qui ne lui est pas favorable, même si, d'après certains sondages, l'écart s'est resserré. "Nous l'avons vu par le passé et on le voit encore aujourd'hui avec les appels téléphoniques répugnants, les spots de télévision et les courriels mensongers, les propos inconséquents et scandaleux", a déploré Obama, soulignant que Sarah Palin, colistière de McCain, s'était elle-même interrogée sur le bien-fondé d'appels automatiques rappelant les liens entre le candidat démocrate et l'ancien extrémiste Bill Ayers.
Dans une interview qui devait être diffusée mardi matin, McCain défend ces appels automatiques. "Eh bien, Sarah n'est pas quelqu'un de conformiste", dit-il sur CBS. "Ces appels automatiques sont une bonne chose et d'ailleurs, l'équipe de campagne du sénateur Obama, au moment où nous parlons, y recourt elle aussi".
Powell, futur conseiller d'Obama
Obama doit passer deux jours en Floride, dont les électeurs sont parmi les premiers autorisés à voter avant la date officielle du scrutin du 4 novembre. Vingt-sept des 270 grands électeurs seront issus de cet Etat essentiel pour les deux candidats, où les opérations de vote ont débuté lundi. Plus de la moitié des Etats de l'Union sont autorisés à entamer la consultation avant le 4 novembre. Le dernier baromètre quotidien Reuters/C-Span/Zogby, lundi, créditait Obama d'une avance de six points, soit trois de plus que la veille. La dernière enquête de CNN, place en revanche McCain à cinq longueurs, alors qu'il était distancé de huit points, il a deux semaines, et d'autres sondages font état d'un resserrement.
"Rien n'est inévitable", a affirmé le sénateur de l'Arizona, en campagne dans le Missouri, reprochant par ailleurs à Obama de brûler les étapes en entamant dès maintenant la sélection des membres de son administration. Obama a déclaré lundi que Colin Powell, ancien secrétaire d'Etat de George Bush, aurait "un rôle parmi mes conseillers". L'ex-chef de la diplomatie américaine, membre du camp républicain, avait exprimé la veille son soutien au candidat démocrate à la Maison blanche.
(D'après agence)
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