Barack Obama © Abacapress
Pour la première fois depuis début juin et la fin des primaires, une tendance claire se dégage des différents sondages, aussi bien nationaux que dans les Etats. Et elle est nettement favorable à Barack Obama. Toutes les enquêtes réalisées après le débat de vendredi dernier face à John McCain et surtout depuis le début de la semaine et les atermoiements du camp républicain face au plan Paulson lui donnent en effet entre quatre et neuf points d'avance.
Mardi et mercredi, huit sondages ont été rendus publics. Pew Research Center accorde sept points d'avance au sénateur de l'Illinois (49% contre 42% pour John McCain) tout comme le magazine Time (50-43) et AP-GfK Poll (48-41). Pour CBS/New York Times, l'écart est encore plus important : 49% contre 40%. American Research Group, Ipsos/McClatchy, Democracy Corps et ABC/Washington Post sont plus mesurés, avec seulement quatre points séparant les deux hommes. Dans toutes les enquêtes -sauf celle de ABC/Washington Post, Barack Obama est en hausse par rapport à la dernière publication.
Inquiètudes républicaines
Cette envolée de Barack Obama est confirmée par les sondages réalisés dans les Etats clés -les plus importants puisque l'élection ne se déroule pas au niveau national mais au niveau des Etats. L'université Quinnipiac accorde une avance de 8 à 15 points au sénateur de l'Illinois en Floride, dans l'Ohio et en Pennsylvanie. CNN et Time confirment cette avance dans quatre autres Etats (Minnesota, Missouri, Nevada et Virginie) ainsi qu'en Floride.
Trois raisons semblent expliquer cette envolée de Barack Obama : sa performance jugée "excellente ou bonne" lors du débat télévisé de vendredi, la confiance qu'il inspire pour résoudre la crise financière et l'effet négatif de Sarah Palin, trop inexpérimentée, sur la campagne McCain.
Sans surprise, l'équipe de campagne de John McCain tente de minimiser l'impact de ces sondages en affirmant que le sénateur de l'Arizona sait que cette élection constitue "un défi" dans une période de crise et avec un parti républicain "historiquement impopulaire". Il n'empêche que la situation devient critique. Sous couvert d'anonymat, de nombreux dirigeants républicains expriment d'ailleurs leur inquiétude dans la presse américaine et exhorte leur représentant à se montrer plus agressif.
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